Déni de paternité : comme pour le Bénin, faut-il durcir la loi au Gabon ?



2026-06-23 10:42:00

Une publication relayée sur les réseaux sociaux indique qu’au Bénin, le déni de paternité pourrait désormais être sanctionné par une peine d’emprisonnement. Une information qui suscite de nombreuses réactions et relance un débat sensible dans plusieurs pays africains, dont le Gabon : comment mieux protéger les mères et les enfants face aux pères qui refusent d’assumer leurs responsabilités ?



Chaque année, de nombreuses femmes se retrouvent seules à porter la charge financière, éducative et affective d’un enfant après une grossesse. Certaines affirment faire face au refus catégorique du géniteur de reconnaître sa paternité, malgré des éléments pouvant établir le lien biologique.

Pour les défenseurs d’un durcissement de la législation, la reconnaissance de la paternité ne relève pas seulement d’une obligation morale, mais également d’une responsabilité légale. Selon eux, l’enfant a le droit de connaître ses origines, de bénéficier d’un soutien financier et d’accéder à tous les droits liés à sa filiation.

À l’inverse, d’autres estiment qu’une sanction pénale systématique pourrait être excessive. Ils rappellent que des erreurs d’attribution de paternité peuvent exister et que la justice doit pouvoir s’appuyer sur des preuves scientifiques fiables, notamment les tests ADN, avant toute condamnation.

 

Mais au-delà de la sanction, le véritable défi reste la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Car derrière chaque affaire de paternité contestée se trouve souvent un enfant dont l’avenir, l’équilibre émotionnel et les conditions de vie peuvent être affectés.

Le débat est donc ouvert : le Gabon devrait-il renforcer son arsenal juridique contre le refus injustifié de reconnaissance de paternité, ou privilégier davantage les mécanismes de médiation et de preuve scientifique avant toute sanction ? Une question qui continue d’alimenter les discussions au sein de la société gabonaise.