Deepfake : L’image d’Hermann Immongault détournée pour une arnaque financière
2026-08-25 16:16:00
Une fausse vidéo attribuée au Vice-Président du Gouvernement gabonais circule sur les réseaux sociaux pour promouvoir de prétendus placements lucratifs. Derrière cette manipulation, une escroquerie qui exploite l’image et la voix d’une personnalité publique pour mieux tromper les internautes.
Une vidéo aux apparences officielles circule actuellement sur les réseaux sociaux, mettant en scène une imitation particulièrement sophistiquée de Hermann Immongault. Grâce aux techniques de deepfake, les escrocs reproduisent l’apparence physique et la voix du Vice-Président du Gouvernement afin de lui faire tenir un discours vantant de prétendues opportunités d’investissement à fort rendement. Une mise en scène pensée pour inspirer confiance et pousser les internautes à engager leur argent sur des plateformes présentées comme fiables et particulièrement rentables. Pourtant, derrière cette façade institutionnelle se cache une tentative d’escroquerie.
La mise au point est sans ambiguïté : Hermann Immongault n’a jamais accordé son soutien, son parrainage ou son image à ces prétendus projets financiers. Son identité est utilisée à son insu pour donner une apparence de légitimité à des offres frauduleuses. Une méthode désormais bien connue des cybercriminels, qui misent sur la notoriété de personnalités publiques pour contourner la méfiance des victimes. Dans ce cas précis, la technologie ne sert donc pas seulement à fabriquer une fausse vidéo : elle devient un véritable outil de manipulation financière.
Face à cette campagne, la prudence doit primer sur la curiosité. Les internautes sont invités à ne cliquer sur aucun lien associé à la publication, à ne transmettre aucune donnée personnelle, confidentielle ou bancaire sur des plateformes suspectes et à signaler la vidéo ainsi que les comptes qui la diffusent. Une promesse de rendement exceptionnel, surtout lorsqu’elle semble bénéficier de l’appui d’une personnalité politique, doit immédiatement éveiller les soupçons. Avant tout investissement, la vérification de la source et de l’authenticité de l’information reste indispensable.
Cette affaire illustre surtout une nouvelle réalité de l’espace numérique : avec l’essor de l’intelligence artificielle générative, l’image et la voix ne constituent plus des preuves suffisantes d’authenticité. Un visage familier peut désormais être reproduit, une voix clonée et un discours entièrement inventé présenté comme une déclaration officielle. Pour les institutions comme pour les citoyens, le défi est désormais double : protéger leur réputation et empêcher que la confiance du public ne devienne une porte d’entrée vers l’escroquerie. Dans cette bataille contre les deepfakes, le réflexe le plus efficace reste finalement le plus simple : vérifier avant de croire, et surtout avant de payer.