Makokou–Mékambo–Ekata : 144 engins pour accélérer les 260 km de route
2026-08-25 11:15:00
Après neuf mois de retard dans le démarrage du projet, le chantier de la route Makokou–Mékambo–Ekata franchit une nouvelle étape avec la réception de 144 équipements neufs. Objectif : accélérer les travaux sur cet axe stratégique de 260 km, avec une priorité accordée au tronçon Mékambo–Ekata–frontière du Congo.
Le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a présidé le lundi 24 août à Libreville la cérémonie de réception des équipements destinés au chantier de la route Makokou–Mékambo–Ekata. Au total, 144 engins et véhicules, comprenant notamment 42 pick-up, 32 camions, 12 compacteurs, 9 niveleuses, 6 bulldozers et plusieurs équipements spécialisés, seront progressivement acheminés vers l’Ogooué-Ivindo. Leur arrivée doit permettre le démarrage effectif et l’accélération d’un projet particulièrement attendu par les populations de cette province, après les retards enregistrés dans sa mise en œuvre.
La mobilisation de ces équipements intervient également dans un contexte de renforcement des moyens techniques du groupement chargé des travaux, avec l’implication de Stallion BSK Ghana Limited aux côtés de Maripom. L’objectif affiché est désormais de rattraper les neuf mois de retard et de mettre en place une organisation capable de faire progresser rapidement les travaux. Une attention particulière sera portée au tronçon Mékambo–Ekata–frontière du Congo, considéré comme l’un des plus dégradés. Le ministre a d’ailleurs annoncé une nouvelle mission sur le terrain afin de s’assurer de l’arrivée effective du matériel et de son déploiement sur le chantier.
Au-delà de ses 260 kilomètres, cette infrastructure est présentée comme un projet de transformation pour le nord-est du Gabon. Sa réalisation devrait améliorer la mobilité, renforcer les échanges et désenclaver plusieurs localités, tout en générant près de 2 000 emplois directs, selon les projections annoncées. La réception de ces 144 équipements constitue ainsi un signal concret de l’entrée dans une nouvelle phase du chantier. Si l’arrivée du matériel permet d’accélérer effectivement les travaux, le défi sera désormais de transformer cette mobilisation technique en avancées visibles sur le terrain et de répondre, dans les délais attendus, aux attentes des populations de l’Ogooué-Ivindo.