Éducation : le gouvernement met en œuvre une réforme globale pour restaurer l’école
2026-02-17 10:44:00
Après plusieurs semaines de tensions et de perturbations dans le secteur éducatif, les autorités gabonaises se mobilisent pour éviter une fracture du système scolaire. Face aux revendications des enseignants, le gouvernement, par l’entremise de la ministre de l’Éducation nationale et de l’instruction civique, Camélia Leclerc Ntoutoume, a engagé une réforme de fond visant à moderniser la fonction enseignante, décloisonner l’administration publique et restaurer durablement la confiance au sein de l’école.
Certaines provinces ont enregistré un démarrage satisfaisant de l’année académique, tandis que d’autres accusent encore des retards à cause des mouvements de grève persistants. Pour pallier ces déséquilibres, un nouveau calendrier scolaire a été mis en place. « Il a fallu qu’on fasse le nouveau calendrier scolaire avec 35 semaines pour rester au-dessus des standards de l’UNESCO, et c’est pour cette raison que l’année scolaire va s’achever le 31 juillet », a précisé la ministre, qui a ajouté que le calendrier des examens nationaux a également été réaménagé.
Pour assurer la mise en œuvre des accords signés avec les partenaires sociaux, une commission tripartite a été créée, réunissant l’Éducation nationale, la Fonction publique et le Budget. Cette instance, inédite par sa composition et son mandat, travaille sur les aspects administratifs, financiers et juridiques. Au cœur de ses travaux figure le statut particulier des enseignants, dont les textes actuels sont jugés obsolètes.
Parallèlement à ces réformes administratives et juridiques, le gouvernement investit dans les infrastructures. Cinquante-huit chantiers de réhabilitation et d’extension d’établissements scolaires sont actuellement en cours sur l’ensemble du territoire, avec une accélération prévue pour préparer la prochaine rentrée dans de meilleures conditions.
Au-delà des mesures techniques et financières, le Ministère de l’Éducation mise sur le dialogue direct avec les enseignants. Des visites dans les établissements sont programmées pour écouter leurs préoccupations et rétablir un climat de confiance entre l’administration et le corps enseignant.
Entre nécessité de rattraper le temps perdu et ambition de reconstruire l’école sur des bases solides, le gouvernement joue une partie délicate. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si ces initiatives conduiront à une sortie de crise durable ou à une véritable refondation du système éducatif gabonais.
Le pari reste ambitieux : concilier urgence et vision stratégique pour que l’école gabonaise retrouve son rôle de vecteur de développement et d’égalité des chances.