Suspension des réseaux sociaux : une vague d’indignation traverse le Gabon



2026-02-17 23:16:00

L’annonce de la Haute Autorité de la Communication suscite incompréhension et inquiétude chez de nombreux usagers et acteurs économiques.



La décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national continue de provoquer une vive réaction au sein de la population gabonaise. Depuis l’annonce officielle, les critiques et expressions d’inquiétude se multiplient sur les plateformes numériques encore accessibles et dans les espaces publics, où de nombreux citoyens dénoncent une mesure jugée excessive et pénalisante pour la vie quotidienne.


Au cœur de cette indignation figure l’impact direct sur les activités économiques et sociales. À l’ère du numérique, les réseaux sociaux sont devenus des outils essentiels de communication, de commerce et d’information. De nombreux entrepreneurs, commerçants, créateurs de contenus et petites entreprises dépendent de ces plateformes pour promouvoir leurs produits, interagir avec leurs clients et assurer une partie significative de leurs revenus. Pour ces acteurs, la suspension représente un préjudice immédiat, susceptible de ralentir leurs activités et de fragiliser des initiatives économiques déjà vulnérables.


Au-delà de la dimension économique, la mesure soulève un sentiment d’incompréhension chez une partie de l’opinion publique, qui y voit une restriction brutale d’un espace d’expression devenu central dans la vie sociale contemporaine. Tandis que les autorités invoquent la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et l’ordre public, de nombreux Gabonais s’interrogent sur l’équilibre entre régulation de l’espace numérique et préservation des libertés individuelles, dans un contexte où les réseaux sociaux occupent désormais une place incontournable dans la société.