Eau potable : le partenariat de 200 millions d’euros SEEG–Suez officiellement lancé
2026-03-13 10:14:00
Après plusieurs mois d’attente, le partenariat technique entre la Société d'énergie et d'eau du Gabon et le groupe Suez entre officiellement dans sa phase opérationnelle. L’objectif : moderniser la gestion de l’eau et améliorer l’approvisionnement des ménages à Libreville et à l’intérieur du pays.
Le partenariat entre la Société d'énergie et d'eau du Gabon et le groupe français Suez est désormais officiellement lancé. La cérémonie de démarrage de cette collaboration s’est tenue hier au siège social de la SEEG, marquant une étape importante dans la recherche de solutions durables à la crise d’approvisionnement en eau potable au Gabon.
Signée en avril 2025 à Paris, cette convention d’un montant de 200 millions d’euros, soit environ 131 milliards de FCFA, prévoit un accompagnement technique de l’opérateur national par la multinationale française. L’objectif est d’améliorer l’ensemble de la chaîne du service public de l’eau : de la production jusqu’à la distribution dans les ménages, en passant par le stockage.
Selon les responsables du projet, Suez apportera son expertise dans plusieurs domaines clés, notamment la gestion des ressources en eau, le traitement, la maintenance des équipements de production et la gestion des réseaux de transport et de distribution, aussi bien à Libreville que dans d’autres villes du pays.
Ce partenariat fait suite à plusieurs audits techniques réalisés en 2024 et 2025 sur les installations de la SEEG. Ces évaluations ont mis en évidence d’importantes pertes d’eau entre la zone de production de Ntoum et les infrastructures de stockage, contribuant aux difficultés d’accès à l’eau pour de nombreux ménages. À la suite de ces constats, le groupe Suez a formulé plusieurs recommandations visant notamment à améliorer les capacités de stockage et à réduire les pertes, avec l’objectif d’atteindre au moins 95 % de stockage de l’eau produite.
Dans le cadre de ce partenariat, le groupe français a également créé une filiale locale, Suez-Gabon, chargée de mettre en œuvre les opérations prévues par la convention. La question de l’accès à l’eau potable reste une priorité pour les autorités. La semaine dernière, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait réuni les responsables du secteur pour exprimer son insatisfaction face à la persistance des difficultés d’approvisionnement, malgré les investissements réalisés ces dernières années.
Pour les partenaires du projet, cette collaboration de cinq ans doit permettre de poser les bases d’une amélioration durable du service. « Notre convention oblige les parties à fournir de l’eau potable en quantité suffisante à la population », a rappelé Alexandre Duzan, directeur général du groupe Suez. Avec l’implication des équipes de la SEEG sur le terrain et l’expertise technique du groupe français, les autorités espèrent désormais améliorer de manière significative la desserte en eau potable au bénéfice des populations.