FIFA Forward Enterprise : Infantino recule face à la fronde mondiale
2026-08-03 14:11:00
Le projet aura finalement buté sur une opposition trop forte. Gianni Infantino, président de la FIFA, a annoncé ce samedi l’abandon de son initiative baptisée « FIFA Forward Enterprise », une société commerciale destinée à accueillir des investisseurs privés. Présentée comme un levier financier majeur pour accélérer le développement du football mondial, cette réforme a provoqué de profondes divisions au sein des grandes instances du football, notamment en Europe.
À travers ce projet, la FIFA
ambitionnait de mobiliser jusqu’à 10 milliards de dollars pour soutenir le
développement du football au cours des quatre prochaines années. L’idée
reposait sur l’ouverture d’environ 20 % du capital d’une future entité privée à
des investisseurs, avec l’objectif de lever 4,2 milliards de dollars sur la
base d’une valorisation estimée à 20 milliards de dollars. Une stratégie qui
devait, selon Infantino, renforcer le financement des fédérations membres, en
particulier dans les régions où les besoins sont les plus importants.
Mais l’annonce a rapidement
déclenché une vague de contestations. L’UEFA, ainsi que plusieurs
confédérations comme l’AFC en Asie et la Concacaf en Amérique du Nord, en
Amérique centrale et dans les Caraïbes, ont exprimé leur désaccord avec cette
orientation jugée trop risquée pour l’équilibre du football international.
L’instance européenne est même allée jusqu’à évoquer un possible boycott de la
Coupe du monde si le projet venait à être concrétisé.
Reconnaissant les tensions
provoquées par cette initiative, Gianni Infantino a finalement choisi de faire
marche arrière. « Ce projet a engendré des divisions qui, quel que soit le
niveau de soutien dont il bénéficie, ne servent plus l’objectif initialement
fixé », a déclaré le patron de la FIFA, affirmant que la priorité de
l’organisation resterait l’unité et le développement du football à travers le
monde.
Réélu à la tête de la FIFA en
2019 puis en 2023, Gianni Infantino prépare déjà une nouvelle candidature pour
un mandat en 2027. En renonçant à cette société commerciale privée, le
dirigeant tente de préserver le dialogue avec les différentes composantes du
football mondial. La bataille autour du financement et de l’avenir économique
du sport roi, elle, reste toutefois loin d’être terminée.