Gabon : un acteur clé des pré-salifères africains



2025-11-04 12:20:00

Alors que le secteur amont africain amorce une reprise prudente, le Gabon s’impose comme un acteur stratégique grâce à ses bassins pré-salifères encore largement inexploités. Selon le rapport « State of African Energy 2026 Outlook » de la Chambre africaine de l’énergie (AEC), les récentes découvertes en Angola — notamment le champ Agogo dans le bassin du Congo Fan — confirment l’énorme potentiel des réservoirs situés sous les couches de sel le long de la marge atlantique. Le Gabon, avec son bassin côtier, pourrait bénéficier de perspectives similaires, offrant au pays un rôle central dans la dynamique énergétique continentale. Le moment est favorable. Alors que les producteurs historiques comme le Nigeria, l’Algérie ou l’Égypte voient leurs gisements vieillissants peser sur leur production, l’Afrique cherche de nouveaux leviers de croissance. La production continentale devrait passer de 11,4 millions à 13,6 millions de barils équivalent pétrole par jour d’ici 2030, et le Gabon, actuellement producteur de 220 000 barils par jour, pourrait y contribuer de manière significative. La signature récente de deux CEPP avec Pelgrim Exploration sur les blocs Ndjila et Mpari illustre la volonté gabonaise de développer des zones à fort potentiel pré-sal. Pourtant, l’ampleur de cette opportunité dépendra de facteurs cruciaux : la mise en place de cadres fiscaux attractifs, l’établissement de partenariats techniquement solides, et une gouvernance transparente. Dans un contexte où les compagnies pétrolières nationales représentent désormais 53 % de la production africaine, le Gabon a la possibilité non seulement de renforcer le contenu local de son industrie, mais également d’attirer des investisseurs internationaux désireux de profiter de ses réserves prometteuses. La stratégie gabonaise semble claire : allier valorisation du potentiel national et ouverture aux acteurs mondiaux, pour consolider durablement sa place dans le paysage énergétique africain.



Le moment est favorable. Alors que les producteurs historiques comme le Nigeria, l’Algérie ou l’Égypte voient leurs gisements vieillissants peser sur leur production, l’Afrique cherche de nouveaux leviers de croissance. La production continentale devrait passer de 11,4 millions à 13,6 millions de barils équivalent pétrole par jour d’ici 2030, et le Gabon, actuellement producteur de 220 000 barils par jour, pourrait y contribuer de manière significative. La signature récente de deux CEPP avec Pelgrim Exploration sur les blocs Ndjila et Mpari illustre la volonté gabonaise de développer des zones à fort potentiel pré-sal.

Pourtant, l’ampleur de cette opportunité dépendra de facteurs cruciaux : la mise en place de cadres fiscaux attractifs, l’établissement de partenariats techniquement solides, et une gouvernance transparente. Dans un contexte où les compagnies pétrolières nationales représentent désormais 53 % de la production africaine, le Gabon a la possibilité non seulement de renforcer le contenu local de son industrie, mais également d’attirer des investisseurs internationaux désireux de profiter de ses réserves prometteuses. La stratégie gabonaise semble claire : allier valorisation du potentiel national et ouverture aux acteurs mondiaux, pour consolider durablement sa place dans le paysage énergétique africain.