Grève des enseignants : "je règlerai le problème" dixit Oligui Nguema



2026-02-09 13:23:00

En visitant ce 9 février 2026 le Lycée Technique National Omar Bongo puis le lycée Léon Mba, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a placé la question de la résolution de la crise éducative au cœur de ses échanges avec les enseignants. Dans un contexte marqué par une grève qui perturbe depuis plusieurs semaines le fonctionnement normal des établissements scolaires, le Chef de l’État a voulu adresser un message à la fois direct et rassurant au corps enseignant.



Face aux enseignants réunis dans ces deux établissements emblématiques de Libreville, le Président a appelé à la reprise des cours, tout en prenant un engagement clair :
« Faites le maximum pour que les enfants reprennent les cours, je réglerai les problèmes. »

Par cette déclaration, le Chef de l’État réaffirme sa volonté de privilégier une sortie de crise fondée sur la responsabilité partagée entre l’État et les partenaires sociaux, avec pour priorité la préservation de l’année scolaire. L’objectif affiché est d’éviter que les élèves ne deviennent les principales victimes d’un conflit social prolongé.

Au-delà de l’appel à la reprise des enseignements, la visite présidentielle s’inscrit dans une démarche plus large de prise en charge des difficultés structurelles du secteur éducatif. L’inspection des chantiers de construction de logements pour enseignants dans les deux lycées illustre cette volonté d’apporter des réponses concrètes à la revalorisation de la fonction enseignante et à l’amélioration des conditions de travail.

Cette approche combine ainsi mesures immédiates de gestion de crise et réformes structurelles destinées à stabiliser durablement le système éducatif gabonais. En allant à la rencontre des enseignants sur le terrain, le Chef de l’État entend maintenir un dialogue direct avec les acteurs du secteur, tout en réaffirmant l’engagement de l’Exécutif à résoudre progressivement les difficultés administratives, sociales et professionnelles qui alimentent les tensions actuelles.

Dans un contexte où l’avenir de l’année scolaire demeure une préoccupation majeure pour les familles, ce déplacement présidentiel apparaît comme un signal politique fort : celui d’un pouvoir exécutif déterminé à restaurer la confiance, à apaiser le climat social et à remettre l’école gabonaise sur la voie de la stabilité.