Guinée-Équatoriale : Seulement 10 % des objectifs atteints, le Premier ministre remet sa démission
2026-06-17 14:29:00
Coup de tonnerre à Malabo. Dix-huit mois après son entrée en fonction, le gouvernement du Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua a présenté sa démission collective au président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. En cause : un niveau d'exécution des objectifs fixés par l'exécutif estimé à seulement 10 %, une situation qui a conduit à une remise en question de l'action gouvernementale.
La Guinée-Équatoriale traverse une séquence politique inhabituelle. Mardi,
le Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua a officiellement présenté au président
Teodoro Obiang Nguema Mbasogo la démission collective de l'ensemble de son
gouvernement, moins de deux ans après sa nomination à la tête de l'exécutif.
Selon les informations communiquées par les autorités, cette décision
intervient à la suite d'une évaluation de l'action gouvernementale menée au
cours des dix-huit derniers mois. Les résultats obtenus auraient révélé un taux
de réalisation des objectifs fixé à seulement 10 %, un niveau jugé largement
insuffisant au regard des attentes du chef de l'État.
Cette démission collective traduit la volonté des plus hautes autorités du
pays de renforcer l'efficacité de l'action publique et d'accélérer la mise en
œuvre des priorités gouvernementales. Elle intervient dans un contexte où les
populations attendent des réponses concrètes en matière de développement
économique, d'infrastructures et d'amélioration des services publics.
Pour de nombreux observateurs, cette décision constitue un signal fort
envoyé à l'ensemble de l'administration. Elle met en évidence l'importance
accordée à la culture du résultat et à l'obligation de performance dans la
conduite des politiques publiques.
La prochaine étape consistera désormais pour le président Teodoro Obiang
Nguema Mbasogo à procéder à une réorganisation gouvernementale susceptible de
redynamiser l'action de l'exécutif. Cette recomposition sera particulièrement
suivie, tant à l'intérieur du pays que dans la sous-région, où la gouvernance
par objectifs occupe une place croissante dans le débat public.