Insultes visant le Président, la Première Dame et sa mère : Geoffrey Foumboula, Coralie la Louve et Jo Dioumy Moubassango montent au créneau



2026-08-11 09:27:00

La vidéo fait polémique et suscite de nombreuses réactions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile dénoncent avec fermeté les propos tenus à l’encontre du Président de la République, de son épouse et de la mère de cette dernière.



La séquence ne passe pas inaperçue. Depuis la diffusion d’une vidéo dans laquelle un pseudo activiste tient des propos particulièrement virulents et injurieux visant Le Président de la République, son épouse ainsi que sa mère, plusieurs voix se sont élevées pour condamner ce qui est présenté comme un nouveau franchissement des limites du débat public.

Parmi les réactions les plus remarquées, celles de Jo Dioumy Moubassango, Geoffrey Foumboula et Coralie la Louve. Trois personnalités qui, chacune avec son approche, dénoncent la banalisation de l’insulte, de la diffamation et de l’invective dans l’espace public.

Jo Dioumy Moubassango : « Ma condamnation de ce discours injurieux est sans réserve ».

Jo Dioumy Moubassango condamne particulièrement les propos visant la Première Dame. Pour lui, même dans les démocraties où la confrontation politique peut être particulièrement vive, il existe une forme de retenue à l’égard de l’épouse du Chef de l’État.

Il considère ainsi que les propos tenus constituent une rupture avec cette tradition de non-agression qui entoure généralement la Première Dame.

Geoffrey Foumboula : « remettre les principes républicains au centre du débat ».

De son côté, Geoffrey Foumboula, acteur civique et de la démocratie participative, choisit de replacer la polémique dans une réflexion plus large sur les rapports entre liberté d’expression, responsabilité et respect des institutions.

Dans une publication consacrée à « la nécessité de rétablir les principes qui doivent gouverner une République », il questionne notamment la place accordée aux personnalités dont la visibilité repose, selon lui, sur l’insulte, la diffamation et l’invective.

Il interroge également le choix de certains médias et institutions de donner une importante visibilité à des profils qu’il estime davantage connus pour leurs attaques contre les autorités que pour leur contribution au débat national.

Pour lui, le retour à l’ordre constitutionnel doit également s’accompagner d’un retour aux règles et principes qui encadrent la vie publique.

Coralie la Louve : « Ce dérapage de trop ne peut pas se faire sur le dos de la population ».

Coralie la Louve adopte, elle aussi, une position ferme face à cette nouvelle polémique.

Dans sa prise de parole, elle rappelle notamment que plus de 94 % des Gabonais ont choisi le Président de la République et affirme que cette majorité se reconnaît dans la dynamique de transformation engagée dans le pays.

Pour elle, ce choix populaire ne saurait être occulté par les prises de position individuelles de quelques personnes particulièrement virulentes sur les réseaux sociaux. Elle estime ainsi que « ce dérapage de trop » ne peut pas se faire sur le dos de la population et qu’il traduit avant tout, selon elle, « une frustration personnelle». Une manière de rappeler que la critique politique, aussi légitime soit-elle dans une démocratie, ne saurait parler au nom de l’ensemble des Gabonais.

Coralie la Louve appelle également à davantage de fermeté de la part de la Justice face aux outrages verbaux et aux propos qu’elle considère comme allant au-delà de la simple critique politique.

Son intervention pose ainsi la question de la réponse judiciaire à apporter à ces dérapages répétés sur les réseaux sociaux. Pour elle, la liberté d’expression ne devrait pas devenir un espace où l’insulte et l’attaque personnelle peuvent être banalisées sans conséquences.

Au-delà de cette polémique particulière, ces différentes prises de position soulèvent une question plus large : où placer la frontière entre liberté d’expression, critique politique et outrage ?

La contestation des choix du pouvoir constitue une composante naturelle du débat démocratique. Mais pour les trois personnalités qui ont pris position, cette contestation ne saurait justifier la banalisation de propos injurieux visant les personnes, leurs familles ou les institutions de la République.

Cette affaire relance ainsi le débat sur la responsabilité des acteurs de l’espace public et numérique, mais également sur la nécessité de préserver un débat démocratique où la contradiction peut être ferme sans devenir injurieuse, et où la liberté d’expression s’exerce dans le respect du cadre républicain.