Jeux de hasard : le Sénat examine une réforme majeure du secteur
2026-06-11 12:32:00
Le Sénat a examiné deux projets de loi portant sur la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard ainsi que sur la création de « La Gabonaise des Jeux ». Cette réforme vise à renforcer le contrôle du secteur, améliorer la traçabilité financière et accroître les recettes publiques.
Le processus de modernisation du secteur des
jeux au Gabon franchit une nouvelle étape. Réunis au sein de la Commission des
Affaires Économiques, de la Production et des Échanges, les sénateurs ont
examiné deux projets de loi défendus par le ministre de l’Intérieur, de la
Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba. Ces textes concernent la
ratification des ordonnances relatives à la réglementation des jeux de hasard
et à la création de l’organisme public chargé de leur gestion.
La première ordonnance établit un cadre
juridique destiné à mieux encadrer les activités liées aux jeux de
divertissement, d’argent et de hasard. Longtemps confronté à des zones d’ombre
réglementaires, le secteur disposera désormais d’un dispositif plus adapté aux
réalités économiques et sociales du pays. L’objectif affiché est d’assurer une
meilleure organisation des opérateurs tout en garantissant le respect des
règles de transparence et de contrôle.
La seconde ordonnance porte sur la création de
« La Gabonaise des Jeux », structure appelée à assurer la supervision et la
gestion du secteur. Cette nouvelle entité aura pour mission de veiller à la
régularité des opérations, à la traçabilité des flux financiers et à la
prévention des pratiques illicites. Les autorités entendent également renforcer
la lutte contre le blanchiment d’argent à travers un contrôle accru des
activités générées par les jeux.
Pour le gouvernement, cette réforme s’inscrit
dans une stratégie plus globale de diversification économique et d’optimisation
des recettes de l’État. Les revenus issus du secteur pourront ainsi être mieux
identifiés, collectés et réinjectés dans les politiques publiques. Cette
démarche répond également à la volonté des autorités de réduire progressivement
la dépendance du pays aux ressources traditionnelles, notamment celles issues
des matières premières.
Les sénateurs ont examiné ces textes avec une
attention particulière compte tenu de leurs implications économiques et
sociales. En structurant davantage ce marché, l’État espère créer un
environnement plus transparent et plus profitable à l’intérêt général. Les
ressources générées pourraient contribuer au financement des infrastructures,
de l’éducation, de la santé et d’autres secteurs prioritaires du développement
national.