Libreville : un vendeur refuse de manger ses propres “Nike” ; quel secret cache t-il ?



2026-05-08 12:29:00

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux secoue l’opinion publique gabonaise et relance le débat sur la sécurité alimentaire dans les circuits informels de restauration. Le Directeur Général de l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA), Jean Delors Biyogue Bi Ntougo, y révèle une scène troublante impliquant un vendeur d’ailes de poulet braisées communément appelées « Nike », incapable de consommer lui-même les produits qu’il commercialise auprès des consommateurs.



Selon les explications du responsable de l’AGASA, les faits se sont déroulés lors d’un contrôle sanitaire mené auprès de vendeurs de proximité. Dans le cadre de cette opération, les agents auraient demandé à un commerçant de goûter la nourriture qu’il proposait à la clientèle. Une demande qui a provoqué une réaction jugée extrêmement inquiétante par les autorités. Le vendeur se serait opposé avec insistance à cette requête, allant jusqu’à déclarer qu’il « préfère mourir » plutôt que d’ingérer ses propres préparations. Pour l’AGASA, cette attitude constitue un aveu implicite de l’état d’insalubrité de certains produits alimentaires vendus dans les rues et marchés, et confirme l’existence de pratiques de fabrication particulièrement dangereuses pour les consommateurs.

Face à cette situation, Jean Delors Biyogue Bi Ntougo a affiché une position ferme, promettant une intensification des contrôles sanitaires sur l’ensemble du territoire. L’Agence considère désormais certains produits alimentaires de proximité comme une menace directe pour la santé publique, particulièrement lorsqu’ils sont préparés dans des conditions d’hygiène douteuses. Les autorités sanitaires établissent un lien direct entre ces pratiques et la multiplication des cas d’intoxication alimentaire observés dans les structures médicales. Parmi les pathologies les plus fréquentes figurent les gastro-entérites, les diarrhées aiguës et les vomissements excessifs, des symptômes régulièrement signalés dans les centres de santé à travers le pays.

Au-delà du caractère choquant de cette affaire, cet épisode met surtout en lumière les limites du contrôle sanitaire dans le secteur informel de l’alimentation, où des milliers de consommateurs s’approvisionnent quotidiennement. Entre précarité économique, absence de formation aux normes d’hygiène et insuffisance de suivi réglementaire, les autorités font face à un défi majeur de santé publique. La diffusion massive de cette vidéo agit désormais comme un électrochoc national, rappelant l’urgence de renforcer la sensibilisation des vendeurs, les inspections sanitaires et les mécanismes de protection des consommateurs afin d’éviter que de simples habitudes alimentaires ne deviennent de véritables risques sanitaires collectifs.