Lutte contre la corruption : le Gabon face à un nouvel examen international
2026-06-20 10:03:00
Du 29 juin au 1er juillet prochains, le Gabon recevra une mission d’experts de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption. Une étape importante pour évaluer les avancées du pays en matière de prévention et de gouvernance publique.
Le Gabon s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son engagement en
faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. Du 29 juin au 1er juillet
2026, Libreville accueillera une mission d’évaluation conduite dans le cadre du
mécanisme d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption, à
laquelle le pays a adhéré en 2007.
Selon Séraphin Ondoumba, point focal du Gabon auprès de l’Office des Nations
unies contre la drogue et le crime (ONUDC), cette visite s’inscrit dans le
deuxième cycle d’examen de la convention. Contrairement au premier exercice,
centré sur la répression des actes de corruption et la coopération
internationale, cette nouvelle phase met l’accent sur les mesures préventives
et le recouvrement des avoirs.
Cette mission permettra aux experts désignés par les États examinateurs, en
l’occurrence le Tchad et la Libye, d’évaluer les dispositifs mis en place par
le Gabon. Elle offrira également l’opportunité aux autorités nationales de
présenter les réformes engagées, les résultats obtenus ainsi que les
difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des dispositions prévues par la
convention.
Au-delà de son caractère technique, cette évaluation constitue un outil
d’amélioration des politiques publiques. Elle vise notamment à renforcer le
cadre juridique, améliorer la coordination des administrations concernées,
développer les capacités institutionnelles et favoriser le partage
d’expériences avec les autres États parties à la convention.
Pour Séraphin Ondoumba, cette étape représente un enjeu majeur pour le pays.
Il souligne que la tenue de cet examen bénéficie de l’appui des plus hautes
autorités de l’État et s’inscrit dans la volonté affichée par le président
Brice Clotaire Oligui Nguema de renforcer la gouvernance publique, la
transparence administrative et la lutte contre la corruption au Gabon.