Masse salariale 2025 : 3,6 milliards de FCFA d’augmentation pour sept institutions



2025-12-11 12:26:00

Selon la Loi de finances 2025, sept institutions de la République enregistrent une hausse cumulée de 3,6 milliards de FCFA de leur masse salariale, malgré des effectifs inchangés.



La publication de la Loi de finances 2025 révèle une hausse significative des dépenses salariales dans plusieurs institutions de la République. Selon les données disponibles, sept institutions enregistrent une augmentation cumulée de 3,6 milliards de FCFA, alors même que leurs effectifs respectifs n’ont pas évolué. Cette situation soulève des interrogations sur la structure des rémunérations et sur les facteurs ayant motivé de telles revalorisations dans un contexte économique marqué par la prudence budgétaire.

Parmi les institutions concernées, l’Assemblée nationale et le Sénat affichent chacune une hausse de 200 millions de FCFA par rapport à l’exercice 2024. Ces augmentations, bien que modérées, interrogent compte tenu du niveau déjà élevé des dépenses de fonctionnement des deux chambres. En parallèle, la Présidence de la République enregistre une augmentation beaucoup plus marquée de 700 millions de FCFA, ce qui en fait l’un des postes les plus impactés par cette évolution.

Les juridictions supérieures de la République apparaissent également dans la liste. La Cour des Comptes bénéficie d’une hausse de 900 millions de FCFA, la Cour de Cassation de 600 millions, la Cour Constitutionnelle de 500 millions, et enfin le Conseil d’État de 500 millions. Au total, ces institutions concentrent une part importante de l’augmentation globale, alimentant des débats sur la rationalité des dépenses publiques et sur la soutenabilité des choix opérés.

Cette situation intervient dans un contexte où le gouvernement multiplie les efforts pour optimiser les finances publiques, renforcer la transparence et lutter contre les dépenses non justifiées. L’écart entre effectifs inchangés et masse salariale en hausse pourrait inciter à un examen approfondi des mécanismes de rémunération, des primes et des avantages accordés aux différents corps institutionnels. Les observateurs appellent déjà à une clarification des raisons qui ont conduit à ces augmentations, afin d’éviter toute suspicion de déséquilibre ou d’iniquité.

La question de la maîtrise des dépenses publiques demeure un enjeu central pour assurer la stabilité financière du pays. Dans ce contexte, la publication de ces chiffres relance le débat sur la nécessité d’une réforme globale de la gouvernance financière des institutions. Une plus grande transparence sur la structure salariale et une harmonisation des traitements pourraient permettre de restaurer la confiance du public et de garantir une gestion plus rigoureuse des ressources de l’État.