Pénurie d’eau : le Gabon réautorise les opérateurs privés et encadre les prix de ventes



2026-07-03 09:41:00

Face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs localités du pays, les autorités gabonaises ont décidé de réautoriser les opérateurs privés à assurer la distribution et la vente d’eau, aux côtés des unités de l’armée déjà mobilisées dans cette mission d’urgence.



Cette mesure marque un assouplissement des dispositions prises précédemment, qui avaient suspendu la vente d’eau par des particuliers afin de mieux encadrer la distribution et de lutter contre les pratiques spéculatives. Si cette interdiction visait à protéger les consommateurs contre la flambée des prix, elle avait également réduit les alternatives dont disposaient les populations confrontées aux coupures d’eau.

Afin d’éviter tout abus lors de cette reprise d’activité, l’État a fixé une grille tarifaire officielle que tous les opérateurs sont tenus de respecter. Les prix sont établis comme suit :

* 4 000 FCFA le mètre cube (1 000 litres) ;

* 2 000 FCFA pour 500 litres ;

* 800 FCFA pour 200 litres ;

* 400 FCFA pour 100 litres.

Ces tarifs constituent désormais les plafonds réglementaires applicables sur l’ensemble du territoire concerné par cette mesure.

À travers cette décision, les pouvoirs publics entendent répondre à la demande croissante en eau potable tout en garantissant un accès à des prix encadrés. L’objectif est de renforcer les capacités de distribution durant cette période de tension sur le réseau, en mobilisant aussi bien les moyens publics que les acteurs privés.

Les autorités appellent par ailleurs les distributeurs à respecter strictement les prix fixés et invitent les populations à signaler toute pratique de surfacturation ou de spéculation. Ce dispositif vise à assurer une distribution équitable de l’eau, dans un contexte où cette ressource demeure essentielle à la santé publique et au bien-être des ménages.

La réintégration des opérateurs privés dans le dispositif de distribution traduit ainsi la volonté du gouvernement de diversifier les solutions d’approvisionnement, tout en maintenant un contrôle strict sur les conditions de vente afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.