Études en France : fin des APL pour de nombreux étudiants gabonais



2026-07-03 11:28:00

Depuis le 2 juillet 2026, les étudiants étrangers non européens et non boursiers ne peuvent plus bénéficier des aides personnalisées au logement (APL), une décision qui alourdit considérablement le coût des études en France.



C’est une décision qui suscite inquiétude et incompréhension chez de nombreuses familles gabonaises. Depuis le 2 juillet 2026, les étudiants étrangers non européens, et non bénéficiaires de bourses, ne sont plus éligibles aux aides personnalisées au logement (APL) en France.

Jusqu’ici, ce dispositif constituait un soutien financier essentiel pour de nombreux étudiants internationaux, leur permettant de réduire significativement leurs charges locatives dans un contexte de coût de la vie élevé.

La mesure, entérinée par un décret publié au Journal officiel français, marque un tournant dans la politique d’accueil des étudiants étrangers. Désormais, seuls les étudiants extracommunautaires remplissant les conditions d’attribution d’une bourse sur critères sociaux pourront prétendre à cette aide.

Pour les familles gabonaises, souvent fortement impliquées dans le financement des études à l’étranger, l’impact pourrait être conséquent. Dans certaines villes universitaires, les APL permettaient de diminuer le loyer mensuel de plusieurs dizaines, voire de plus d’une centaine d’euros. Leur suppression représente ainsi un surcoût annuel non négligeable.

Quelques exceptions subsistent néanmoins. Les étudiants engagés dans un contrat d’apprentissage ou exerçant une activité professionnelle en parallèle de leurs études peuvent continuer à bénéficier de cette aide, sous réserve de remplir certaines conditions. Par ailleurs, certains étudiants déjà installés en France pourraient conserver leurs droits, en fonction de leur situation administrative.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large de durcissement des conditions d’accueil des étudiants étrangers en France. Ces dernières années ont déjà été marquées par l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens, ainsi que par un renforcement des exigences administratives.

Dans ce contexte, la question de l’accessibilité des études en France pour les étudiants africains, et gabonais en particulier, se pose avec de plus en plus d’acuité.