Policières radiées : La maternité relance le débat sur les droits des femmes gabonaises
2026-07-13 17:08:00
La décision de radier huit agentes des Forces de police nationale (FPN), après qu’elles ont contracté une grossesse au cours de leurs deux premières années de service, continue de provoquer de nombreuses réactions.
Cette affaire relance le débat sur les droits des femmes dans les corps en uniforme et sur l’équilibre entre les exigences professionnelles des forces de sécurité et le respect des droits fondamentaux des agentes. Selon les informations rapportées par L’Union, cette mesure fait suite à un conseil de discipline organisé le 29 avril 2026.
Les policières concernées auraient été sanctionnées pour non-respect de l’article 17 d’un règlement datant de novembre 2019, qui interdit aux agentes de tomber enceintes pendant leur formation et durant leurs deux premières années de carrière. Une disposition que les autorités justifient par les contraintes liées à la disponibilité opérationnelle et aux exigences de la formation des nouvelles recrues.
Sur les réseaux sociaux, la décision suscite toutefois une vague d’indignation. De nombreux internautes estiment que cette réglementation pose la question du respect des droits reproductifs des femmes et de leur égalité d’accès aux opportunités professionnelles. Pour plusieurs observateurs, la carrière dans les forces de sécurité ne devrait pas contraindre une femme à choisir entre son engagement professionnel et son projet familial.
Au-delà du sort des huit agentes concernées, l’affaire ouvre un débat plus large sur l’évolution des règles encadrant la carrière des femmes dans les institutions de défense et de sécurité.