Port Gentil : victime de violences familiales répétées , une jeune fille de 18 ans se donne la mort.



2025-11-05 09:37:00

Brillante, bachelière, pleine d’avenir, elle rêvait de poursuivre ses ambitions. Autant de qualificatifs qui décrivent A.D.M, une jeune femme qui s’est donné la mort suite à des violences familiales répétées. Un drame qui met en lumière la persistance des violences domestiques dans notre société.



Le cauchemar s’est déroulé à Port-Gentil, dans le quartier Itonda, 3ᵉ arrondissement. A.D.M avait obtenu son baccalauréat en 2023, pleine de rêves et d’espoirs. Malheureusement, elle ne les réalisera jamais, car sa vie s’est tragiquement arrêtée.

À l’origine de cette perte : le manque de flexibilité de son père, un ressortissant malien, commerçant de profession. Pour lui, sa fille devait se limiter à la gestion de l’activité familiale.

De nombreux témoins affirment qu’elle était victime de violences physiques et psychologiques répétées. Ce climat de tension constant aurait fragilisé A.D.M, déjà affectée par les violences subies par sa mère.

Dans un geste de désespoir, elle a ingéré un produit appelé Rat Stop, un poison utilisé pour tuer les rongeurs. Mais qu’en est-il lorsqu’un être humain en consomme ? Le moyen choisi par la jeune femme illustre toute la détresse et le désespoir profond qu’elle ressentait, ainsi que son désir d’en finir avec ses souffrances.

Selon son père, ce suicide découlerait d’une décision personnelle liée à un vol de 600 000 francs CFA que la victime aurait orchestré. Un motif qui laisse perplexe : peut-il réellement justifier un tel acte ?


Les violences domestiques, quelles qu’en soient les formes, demeurent fréquentes dans nos foyers. Elles sont souvent banalisées, ignorées, jusqu’à conduire à des fins tragiques. Des jeunes filles sont privées d’éducation, humiliées, parfois mariées de force. Le même sort est souvent réservé à leurs mères, réduites au silence par la peur et la honte.

Le décès brutal de cette jeune femme doit interpeller les autorités sur la détresse que vivent tant de filles et de mères.

Les droits de l’enfant et de la femme doivent être respectés : ils ont droit à la protection et à la vie.