Poulet de chair : la Sogada investit 8 milliards FCFA pour accompagner l’interdiction des importations dès 2027
2025-12-13 13:25:00
À compter du 1er janvier 2027, le Gabon interdira l’importation du poulet de chair afin de renforcer sa souveraineté alimentaire. En anticipation de cette mesure structurante, la Société gabonaise de développement agricole (Sogada) annonce un investissement majeur d’environ 8 milliards de FCFA pour atteindre une capacité de production de 25 000 poulets par semaine.
Le Gabon s’apprête à franchir une étape décisive dans sa politique de souveraineté alimentaire. À partir du 1er janvier 2027, l’importation du poulet de chair sera officiellement interdite, marquant la volonté des autorités de réduire la dépendance du pays aux produits alimentaires importés et de stimuler la production locale.
Pour accompagner ce tournant stratégique, la Société gabonaise de développement agricole (Sogada) a annoncé un investissement d’environ 8 milliards de FCFA. Ce financement vise la mise en place d’infrastructures modernes d’élevage, de transformation et de distribution, capables de produire jusqu’à 25 000 poulets de chair par semaine dès 2027.
Selon la Sogada, ce projet ambitionne non seulement de couvrir une part significative de la demande nationale, mais également de structurer durablement la filière avicole locale. Il devrait générer de nombreux emplois directs et indirects, renforcer les compétences techniques des acteurs du secteur et favoriser l’émergence de PME locales spécialisées dans l’alimentation animale, la logistique et la transformation.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification économique et de valorisation des productions locales. Elle répond également à un impératif de sécurité alimentaire, dans un contexte international marqué par l’instabilité des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des prix des denrées importées.
Si des défis subsistent notamment en matière de coûts de production, de formation et d’accès aux intrants les autorités et les opérateurs économiques misent sur ce projet structurant pour faire du poulet « made in Gabon » un pilier de l’autosuffisance alimentaire nationale.