SEEG : Non, il ne s’agissait pas d’arrestations, mais d’une rencontre avec le Président



2026-06-29 15:29:00

Alors que les réseaux sociaux annonçaient, ce lundi 29 juin, une vague d’arrestations au sein de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la réalité s’est révélée tout autre. La présence des forces de sécurité au Centre des Métiers Jean Violas d’Owendo était liée à l’organisation d’une rencontre entre le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et les agents de l’entreprise, dans un contexte marqué par les défis que traverse la société.



Les images d’un important dispositif sécuritaire déployé aux abords du Centre des Métiers Jean Violas d’Owendo ont rapidement enflammé les réseaux sociaux. Plusieurs publications ont évoqué une prétendue opération d’interpellation visant des responsables de la direction générale de la SEEG. Une information largement relayée, alimentant les inquiétudes autour d’un dossier déjà sensible depuis les récents incidents informatiques ayant touché l’entreprise.

Pourtant, selon plusieurs sources concordantes, ces informations étaient infondées. Le dispositif sécuritaire avait été mis en place dans le cadre de la visite du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, venu échanger directement avec les travailleurs de la SEEG. Comme pour toute activité impliquant le Chef de l’État, les mesures de sécurité observées relevaient du protocole présidentiel et non d’une quelconque opération judiciaire.

Cette rencontre intervient au lendemain de l’appel lancé par le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’eau et de l’électricité (SYNTEE+), qui souhaitait un dialogue franc, direct et sans intermédiaire avec le Chef de l’État. Au Centre Jean Violas, les échanges ont porté sur les difficultés que traverse actuellement la société, ainsi que sur les perspectives de redressement de cette entreprise stratégique pour le pays.

Selon les informations recueillies, les discussions se sont déroulées dans un climat d’écoute et de franchise. Les agents ont pu exposer leurs préoccupations au président de la République, tandis que ce dernier a réaffirmé son intérêt pour la situation de la SEEG, confrontée à d’importants défis opérationnels et organisationnels. Cette initiative est perçue comme une étape importante dans la recherche de solutions durables.

Cet épisode illustre une nouvelle fois la vitesse avec laquelle les rumeurs peuvent se propager sur les plateformes numériques. En quelques heures, une simple présence des forces de l’ordre a été interprétée comme une vague d’arrestations, alors qu’il s’agissait en réalité d’un dispositif de sécurisation d’un événement présidentiel. Un rappel de l’importance de vérifier les informations avant leur diffusion, particulièrement lorsqu’elles concernent des sujets aussi sensibles que l’avenir de la SEEG et la stabilité de ses équipes.