Sommet de l’UA à Addis-Abeba : la bataille de l’or bleu devient-elle le grand chantier du continent ?
2026-02-12 11:14:00
À Addis-Abeba, le 39ème Sommet ordinaire de l’Union africaine place l’eau au cœur des priorités stratégiques. Face aux pressions climatiques, démographiques et économiques, la gestion de l’or bleu s’impose comme l’un des défis structurants pour l’avenir du continent.
Les 14 et 15 février 2026, Addis-Abeba redevient
le centre névralgique des décisions politiques africaines. Dans un contexte
continental marqué par des tensions sécuritaires et des vulnérabilités
climatiques croissantes, les chefs d’État et de gouvernement se réunissent
autour d’un enjeu devenu critique : la sécurité hydrique.
Sous le thème « Assurer une disponibilité durable
de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de
l’Agenda 2063 », l’Union africaine acte un changement de paradigme. L’eau n’est
plus seulement un sujet technique ou environnemental, mais un déterminant
majeur de stabilité, de développement et de souveraineté.
Les discussions s’articuleront autour de trois
axes essentiels : l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, la
coopération régionale dans la gestion des ressources partagées et le
financement des infrastructures hydrauliques. Des enjeux intimement liés aux
dynamiques de croissance, d’urbanisation et de résilience climatique.
En toile de fond, les crises sécuritaires
rappellent la fragilité de certaines régions. Du Sahel à l’est de la RDC, en
passant par le Soudan, la question de la paix demeure centrale. La gestion des
ressources naturelles, dont l’eau, apparaît de plus en plus comme un facteur
indirect mais déterminant de stabilité.
Ce sommet se veut enfin un accélérateur pour
l’Agenda 2063. Innovation, gouvernance et mobilisation des capacités africaines
sont présentées comme les leviers d’une transformation durable. Dans les
couloirs d’Addis-Abeba, une conviction s’impose : la maîtrise de l’« or bleu »
conditionnera une part décisive du futur africain.