UOB : 30 000 étudiants attendus, le SNEC alerte sur la saturation



2026-08-15 09:37:00

À l’approche de la rentrée universitaire 2026-2027, le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) tire la sonnette d’alarme sur la saturation de l’Université Omar Bongo (UOB). Face à des effectifs déjà supérieurs aux capacités d’accueil, le syndicat propose de porter les frais d’inscription entre 50 000 et 100 000 FCFA.



Une mesure qui relance le débat sur le financement de l’enseignement supérieur et l’accès aux études pour les étudiants issus de familles modestes. Une université sous pression conçue initialement pour accueillir environ 8 000 étudiants, l’UOB compterait déjà près de 18 000 étudiants et pourrait faire face à une nouvelle hausse importante des effectifs à la rentrée prochaine.

 

Pour le SNEC, cette situation accentue le déficit d’infrastructures, la surcharge des amphithéâtres et le manque de ressources financières. Le syndicat estime ainsi qu’une révision des frais d’inscription pourrait contribuer à renforcer les capacités de l’université et à améliorer les conditions d’études.

 

Entre financement et accessibilité la proposition d’un montant compris entre 50 000 et 100 000 FCFA suscite toutefois des interrogations.

Pour de nombreuses familles, cette dépense supplémentaire viendrait s’ajouter aux frais de transport, de logement, d’alimentation et de fournitures. Le SNEC reconnaît cette difficulté et préconise la mise en place d’un dispositif d’accompagnement pour les étudiants issus de familles modestes.

Il demande également une traçabilité stricte des recettes, afin que les sommes collectées bénéficient réellement à l’amélioration de l’université. Payer plus, mais pour quels résultats ?

 

Au-delà du montant des frais, la question centrale reste celle de la qualité du service universitaire. Retards dans le déroulement des semestres, programmes difficilement achevés, mouvements de grève et perturbations du calendrier académique continuent de peser sur les parcours des étudiants.

Une éventuelle hausse des frais d’inscription ne pourrait donc être durablement acceptée que si elle s’accompagne d’améliorations visibles : davantage d’infrastructures, des enseignements plus réguliers, de meilleures conditions d’apprentissage et un calendrier académique maîtrisé.

Derrière le débat sur les 50 000 à 100 000 FCFA se pose finalement une question essentielle : comment donner à l’UOB les moyens de fonctionner correctement sans transformer le coût des études en obstacle pour les étudiants les plus modestes ?