Aquaculture : la station piscicole de la Peyrie relancée après des années d’arrêt
2026-05-10 09:01:00
Le gouvernement gabonais vient de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté alimentaire avec la relance officielle des activités de la Station piscicole de “la Peyrie”. Conduite par le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, cette initiative vise à redynamiser la filière aquacole nationale et à faire de l’aquaculture un véritable moteur de diversification économique et de création d’emplois.
À travers cette reprise d’activité, les autorités entendent renforcer la production de poissons de table ainsi que celle des alevins destinés aux pisciculteurs gabonais. L’objectif est double : répondre à la demande croissante en produits halieutiques sur le marché national tout en soutenant le développement d’une aquaculture durable et compétitive. Pour le ministre Aimé Martial Massamba, ce secteur représente désormais un enjeu stratégique pour le pays. « L’aquaculture nationale est un secteur stratégique appelé à jouer un rôle majeur dans le renforcement de notre souveraineté alimentaire, la diversification de notre économie et la création d’emplois durables au bénéfice de notre jeunesse », a-t-il déclaré, soulignant la volonté du gouvernement d’accélérer la transformation du secteur primaire.
Créée en 1952, la Station piscicole de “la Peyrie” occupe une place historique dans le paysage aquacole gabonais. Pendant plusieurs décennies, cette infrastructure a joué un rôle central dans la production et la distribution d’alevins de tilapia et de silures, contribuant activement à l’essor de la pisciculture à travers le pays. Sa remise en activité marque donc bien plus qu’une simple réhabilitation technique : elle symbolise la réactivation d’un outil stratégique longtemps considéré comme un pilier du développement halieutique national. Dans un contexte où le Gabon cherche à réduire sa dépendance alimentaire et à valoriser davantage ses ressources naturelles, cette relance apparaît comme un signal fort adressé aux investisseurs, aux producteurs locaux et aux jeunes entrepreneurs intéressés par les métiers de l’aquaculture.
Cette initiative s’inscrit également dans la dynamique des « 100 jours » engagée par les autorités publiques pour accélérer la mise en œuvre de projets à fort impact économique et social. En misant sur l’aquaculture, le gouvernement gabonais ambitionne non seulement d’améliorer la sécurité alimentaire des populations, mais aussi de créer de nouvelles chaînes de valeur autour de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits halieutiques. À terme, la relance de la station de “la Peyrie” pourrait ainsi contribuer à faire émerger une véritable économie bleue nationale capable de générer des emplois durables et de soutenir la croissance hors pétrole.