Selon les responsables de l’institution, cette cargaison comprend deux molécules essentielles utilisées dans le traitement du paludisme : l’Artesun 30 mg et l’Artesunate 120 mg, administrés aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Le directeur du Samu social gabonais, le Dr Wenceslas Yaba, a précisé que ce stock représente 420 cartons, soit 58 800 boîtes et près d’un million de doses qui seront distribuées gratuitement aux populations les plus exposées. Cette importante acquisition intervient dans un contexte où le paludisme continue de peser lourdement sur les structures sanitaires du pays, notamment pendant les périodes de forte pluviométrie favorisant la prolifération des moustiques vecteurs de la maladie.
Pour le Samu social gabonais, cette réception constitue un tournant stratégique dans le renforcement de l’accès aux soins et des capacités d’intervention sur le terrain. Au-delà de l’urgence médicale, l’objectif est également de réduire les inégalités d’accès aux traitements, particulièrement dans les zones défavorisées où les populations restent fortement exposées aux complications du paludisme. Grâce à cette dotation, les équipes médicales disposeront de moyens supplémentaires pour intensifier les campagnes de prise en charge et limiter les formes graves de la maladie, notamment chez les enfants et les femmes enceintes, catégories les plus vulnérables face au paludisme.
Cette opération illustre aussi l’importance croissante accordée aux politiques de santé publique dans la stratégie gouvernementale de protection sociale. En consolidant les stocks de médicaments essentiels et en facilitant leur distribution gratuite, les autorités sanitaires espèrent réduire significativement les décès liés au paludisme et améliorer la résilience du système de santé. Dans un pays où cette pathologie reste un défi majeur malgré les efforts engagés depuis plusieurs années, cette livraison de 10,8 tonnes de traitements apparaît comme un signal fort dans la bataille contre une maladie qui continue d’affecter des milliers de familles gabonaises chaque année.