Commerce extérieur : les exportations gabonaises chutent de 34,5 % au premier trimestre 2026



2026-07-28 13:12:00

Le commerce extérieur gabonais a connu un net ralentissement au premier trimestre 2026. Les exportations ont reculé de 34,5 % en valeur sous l'effet conjugué de la baisse des commandes de plusieurs partenaires commerciaux majeurs et du recul des ventes de plusieurs produits stratégiques, dont le pétrole brut.



Les exportations du Gabon ont enregistré une baisse significative au cours des trois premiers mois de l'année 2026. Selon les données de la Direction générale de l'Économie et de la Politique fiscale, leur valeur s'est contractée de 34,5 % à fin mars. Cette évolution traduit un ralentissement marqué de la demande internationale adressée aux principaux produits d'exportation du pays.

Cette contre-performance s'explique principalement par la diminution des commandes provenant des principaux partenaires commerciaux du Gabon. Les achats de la Chine ont reculé de 13,2 %, ceux de l'Inde de 31,3 %, tandis que le Brésil et la France ont enregistré des baisses respectives de 55,4 % et 85,5 %. Au total, les commandes des principaux clients du pays ont diminué de 11,8 % sur la période.

La baisse des exportations trouve également son origine dans le recul des ventes de plusieurs matières premières. Le pétrole brut, premier produit d'exportation du Gabon, a enregistré une diminution de 37,5 %. Les exportations d'or brut ont chuté de 75 %, celles de l'huile de palme de 92,3 %, illustrant un ralentissement généralisé des échanges sur plusieurs filières stratégiques.

Le secteur halieutique a également été affecté par cette conjoncture défavorable. Les exportations de poissons et de produits de la pêche ont souffert des perturbations du commerce maritime international, liées notamment aux tensions géopolitiques provoquées par la guerre en Iran et aux difficultés de circulation dans le détroit d'Ormuz, axe majeur du transport mondial.

Cette évolution rappelle la forte sensibilité de l'économie gabonaise aux fluctuations de la demande mondiale et aux tensions géopolitiques internationales. Elle met en évidence l'importance de poursuivre les efforts de diversification économique afin de réduire la dépendance aux matières premières et de renforcer la résilience des exportations face aux chocs extérieurs.