Cour pénale internationale : Le Tchad officialise son le retrait et accentue la contestation africaine
2026-07-28 12:53:00
Le Tchad a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), devenant le cinquième État à dénoncer le Statut de Rome en moins d'un an. Une décision qui s'inscrit dans une dynamique de remise en cause croissante de l'institution par plusieurs pays dénonçant une justice internationale jugée déséquilibrée.
Le gouvernement tchadien a annoncé son retrait
de la Cour pénale internationale après avoir officiellement notifié sa décision
au Secrétariat général des Nations unies. Les autorités présentent cette
démarche comme un acte de souveraineté nationale, fondé sur une réévaluation du
fonctionnement de la juridiction internationale depuis sa création en 2002.
Dans son argumentaire, N'Djamena estime que la
CPI n'a pas répondu aux attentes placées en elle en matière de justice
internationale. Le gouvernement critique notamment une application jugée
inégale du droit international et une concentration excessive des poursuites
sur les pays du Sud, en particulier ceux du continent africain.
Le Tchad avait signé le Statut de Rome en 1999
avant de le ratifier en 2006. Son retrait intervient dans un contexte où
plusieurs États africains expriment des réserves grandissantes vis-à-vis du
fonctionnement de la Cour. Cette décision marque une nouvelle étape dans les
relations entre certains pays africains et la juridiction basée à La Haye.
Depuis septembre 2025, le Mali, le Burkina
Faso et le Niger avaient déjà annoncé leur départ de la CPI avant de formaliser
leur retrait en juin 2026. Plus récemment, le Venezuela a également engagé la
même procédure, dénonçant ce qu'il considère comme un traitement différencié
entre les différentes régions du monde.
Avec cette nouvelle annonce, le Tchad devient
le cinquième État à quitter la Cour en moins d'un an, alimentant les
interrogations sur l'avenir de la juridiction et sa capacité à conserver une
légitimité universelle. Pour plusieurs observateurs, cette succession de
retraits pourrait raviver le débat sur la réforme de la gouvernance et du
fonctionnement de la justice pénale internationale.