CSM : Eddy Narcisse Minang aurait été radié de la magistrature
2026-08-25 20:44:00
Convoqué devant le Conseil supérieur de la magistrature le 25 août à Libreville, le magistrat Eddy Narcisse Minang aurait écopé d’une radiation, selon une source judiciaire. Une sanction qui reste toutefois à confirmer par la publication ou la notification officielle de la décision disciplinaire.
L’audience disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature pourrait avoir marqué un tournant dans la carrière d’Eddy Narcisse Minang. Selon une source judiciaire citée par Gabon Media Time, le magistrat aurait fait l’objet de la sanction la plus lourde, à savoir une radiation de la magistrature. Son nom figurait effectivement sur le rôle officiel de l’audience tenue ce mardi 25 août à Libreville, où il apparaissait à deux reprises, aux 10ᵉ et 11ᵉ positions. Cette double inscription pourrait correspondre à l’examen de deux dossiers distincts, mais le document consulté ne permet pas d’en déterminer la nature.
À ce stade, cependant, aucune décision disciplinaire détaillant les faits reprochés, les débats ou la sanction prononcée n’a été rendue publique. Le rôle officiel confirme uniquement la comparution du magistrat devant l’instance disciplinaire. La radiation rapportée par la source judiciaire demeure donc à considérer avec les précautions d’usage, tant que la décision du CSM n’aura pas été formalisée et portée officiellement à la connaissance des intéressés. Cette étape permettra également de connaître les fondements de la sanction et, le cas échéant, les voies de recours ouvertes.
L’audience concernait par ailleurs plusieurs autres magistrats, parmi lesquels Valérie Koumba, Ayiquise Bléra Ibinga, Carmela Beyo Adiatoulai, Bruno Obiang Mve, Quevin Mozogo Eya, Urbain Massala, Vanida Charlène Mengue Ogandaga et Herbin Ebozo’o Nkoulou. Dans ce contexte, l’affaire Minang attire particulièrement l’attention en raison de la lourdeur de la sanction qui lui est attribuée. Si elle venait à être officiellement confirmée, la radiation constituerait une décision majeure pour la carrière du magistrat et un signal fort en matière de responsabilité disciplinaire au sein de la magistrature gabonaise. Pour l’heure, seule la publication de la décision permettra d’établir avec certitude la réalité et les motifs de cette sanction.