Délestages : le gouvernement hausse le ton face à la SEEG
2026-02-20 10:10:00
Convoquée en urgence, la direction de la SEEG reconnaît les fragilités du réseau du Grand Libreville tandis que le ministre Philippe Tonangoye exige des solutions rapides et structurelles.
La pression monte autour de la Société d'Énergie et d'Eau du Gabon. À mesure que les délestages se multiplient dans les quartiers du Grand Libreville, l’exaspération gagne aussi bien les ménages que les autorités. Face à une demande énergétique en forte croissance, portée par l’expansion urbaine et l’intensification des activités économiques, l’opérateur peine à stabiliser le réseau. Malgré les engagements répétés d’amélioration, les coupures récurrentes fragilisent la confiance des usagers et mettent en lumière les limites d’un système sous tension permanente.
Le 18 février 2026, à la suite d’une convocation d’urgence du ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, les responsables techniques de la SEEG, conduits par le président du conseil d’administration Léon Mebiane, ont présenté un rapport circonstancié sur la situation. Les causes avancées sont connues : forte hausse de la demande sur le réseau de Libreville, vétusté de certaines installations énergétiques et contraintes techniques affectant le transport et la distribution. Un diagnostic sans surprise, mais qui confirme que le problème n’est plus conjoncturel. Il est structurel.
Le ministre a rappelé que la dynamique démographique et économique du Grand Libreville ne saurait servir d’alibi à des désagréments répétés pour les usagers. Il a exigé l’accélération des travaux de modernisation et la mise en œuvre immédiate de solutions correctives. Dans cette perspective, la construction d’une seconde ligne de transport d’électricité est déjà engagée, avec l’objectif d’autonomiser la commune d’Akanda et de renforcer la stabilité globale du réseau. Reste à savoir si ce sursaut technique s’accompagnera d’un calendrier précis et contraignant. Car dans un contexte où l’électricité conditionne l’activité économique et la qualité de vie, le temps politique n’est plus aligné avec l’urgence sociale.