Ebola et Hantavirus : la ministre Nkana Ayo-Bivigou rassure l’opinion
2026-05-20 09:12:00
Alors que des cas d’Ebola en RDC et un Hantavirus détecté en Atlantique sud suscitent l’inquiétude, les autorités assurent qu’aucune contamination n’est signalée dans le pays tout en renforçant les mesures de prévention.
Face aux inquiétudes suscitées par l’actualité sanitaire internationale, le gouvernement se veut rassurant. Dans un communiqué officiel lu lundi par la ministre de la Santé, Pr Elza Joséphine Nkana Ayo-Bivigou, les autorités affirment qu’aucun cas suspect ni contact lié aux épidémies d’Ebola ou de Hantavirus n’a été enregistré sur le territoire national.
Ces deux virus font actuellement l’objet d’une attention particulière. D’une part, un cas de Hantavirus, souche Andes, a été détecté à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique sud. D’autre part, une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola a été déclarée depuis le 15 mai 2026 au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), une zone frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud.
Selon les autorités sanitaires, cette épidémie d’Ebola totalise à ce jour 8 cas positifs, 80 décès et 246 cas suspects. Il s’agit de la 17e flambée de cette fièvre hémorragique en RDC, une maladie réputée pour sa forte létalité, estimée en moyenne à 50 %.
Malgré l’absence de cas dans le pays, le gouvernement appelle la population à la plus grande vigilance. Les gestes de prévention restent essentiels : lavage régulier des mains, maintien d’un environnement propre et lutte contre la prolifération des rongeurs, principaux vecteurs du Hantavirus.
Dans le même temps, les autorités annoncent un renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique, notamment dans les aéroports internationaux. Des campagnes de sensibilisation sont en cours auprès des personnels de santé et des agents aéroportuaires, tandis que des cartes de renseignement sont désormais distribuées à tous les passagers internationaux.
Sur le plan sanitaire, les experts rappellent que le virus Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées, tandis que le Hantavirus est généralement contracté par contact avec des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs contaminés, ou encore par inhalation de poussières infectées.
Les symptômes du Hantavirus apparaissent après une incubation de une à six semaines et se manifestent d’abord comme un syndrome grippal avant d’évoluer, dans les cas graves, vers des complications respiratoires sévères.
Dans ce contexte, les autorités insistent sur la responsabilité collective pour prévenir toute introduction de ces maladies sur le territoire, tout en appelant à éviter toute panique inutile.