Parafiscalité : Oligui Nguema engage une réforme radicale pour mettre fin aux dérives



2026-05-21 16:34:00

Face au désordre parafiscal qui pèse sur les entreprises et les finances publiques, le président Brice Clotaire Oligui Nguema annonce une réforme structurelle d’envergure. Objectif : instaurer transparence, coordination et équité dans les prélèvements.



Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de mettre un terme aux dysfonctionnements persistants dans le système de parafiscalité au Gabon. Réunis autour de lui, les principaux responsables administratifs concernés ont été fermement rappelés à l’ordre face à un système jugé opaque, inefficace et pénalisant pour l’économie nationale.

Le constat dressé est sans appel : 38 prélèvements différents opérés par 12 administrations sans coordination, des contrôles multiples sur les mêmes activités et des entreprises soumises à une pression fiscale excessive. Dans certains cas, un opérateur économique peut subir jusqu’à quinze inspections annuelles pour un même produit, entraînant des coûts répercutés sur les consommateurs et contribuant à la vie chère.

Pour le chef de l’État, cette situation s’apparente à un véritable « racket institutionnel » qui nuit à la crédibilité de l’administration et prive le Trésor public de ressources importantes. Chaque année, ce sont en effet des dizaines de milliards de francs qui échappent aux circuits officiels.

Face à cette réalité, une réforme structurelle, qualifiée de non négociable, a été engagée. Elle repose sur plusieurs axes majeurs : la transparence totale des prélèvements, la suppression des taxes illégales, la centralisation des recettes au Trésor public et la digitalisation des paiements. À cela s’ajoute la volonté de mettre fin aux doublons administratifs en regroupant les missions similaires au sein d’entités uniques.

Autre mesure phare : la création d’un service unique de coordination des contrôles, destiné à simplifier les interactions entre l’administration et les opérateurs économiques. À terme, ces derniers ne devraient plus faire face qu’à un seul interlocuteur, un seul contrôle et une seule quittance.

Le gouvernement dispose désormais d’un délai de douze mois pour rendre compte des recettes effectivement mobilisées, et de vingt-quatre mois pour finaliser la mise en place de ce nouveau système. Une transformation ambitieuse qui vise à restaurer la confiance, améliorer le climat des affaires et optimiser la gestion des finances publiques.