Lutte contre la corruption : le Gabon sous évaluation internationale de l’ONUDC en juin
2026-05-21 10:05:00
Du 22 au 24 juin, Libreville accueillera une mission de l’ONUDC dans le cadre du deuxième cycle d’examen de la Convention des Nations unies contre la corruption. Une étape clé pour mesurer les avancées du Gabon en matière de transparence et de gouvernance.
Le Gabon s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son engagement contre la corruption. Du 22 au 24 juin prochains, Libreville accueillera une mission d’évaluation de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans le cadre du deuxième cycle d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption.
Cette visite intervient après la 17ᵉ session du Groupe d’examen, actuellement en cours à Vienne, en Autriche, où les dispositifs gabonais en matière de prévention de la corruption et de recouvrement des avoirs sont passés en revue. Signataire de la Convention depuis le 1er octobre 2007, le Gabon participe activement à ce mécanisme international d’évaluation par les pairs, destiné à apprécier l’effectivité des engagements pris par les États.
Contrairement au premier cycle, axé sur les aspects pénaux et la coopération internationale, cette nouvelle phase se concentre sur la prévention de la corruption (chapitre II) et le recouvrement des avoirs (chapitre V). L’enjeu est de taille : démontrer non seulement l’existence de cadres juridiques adaptés, mais aussi leur mise en œuvre concrète au sein des institutions publiques.
La mission réunira des experts internationaux venus notamment du Tchad et de la Libye, aux côtés des représentants de l’ONUDC et des administrations gabonaises concernées, dont la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI). Les échanges porteront à la fois sur les textes adoptés, leur application effective et les défis persistants.
Les examinateurs auront également pour mission d’identifier les besoins en assistance technique afin de renforcer les mécanismes existants. Cette phase de dialogue direct fait suite à l’analyse documentaire transmise par les autorités gabonaises en 2026.
À travers cette évaluation, le Gabon joue une part importante de sa crédibilité sur la scène internationale. Il s’agit pour les autorités de démontrer les progrès accomplis en matière de gouvernance, de transparence et de gestion des fonds publics, dans un contexte où la lutte contre la corruption demeure un enjeu majeur de développement.