Industries extractives : une baisse globale de 2,9 % de sa production au premier trimestre 2026



2026-07-28 13:08:00

Le secteur extractif gabonais a enregistré une baisse globale de 2,9 % de sa production au premier trimestre 2026. Si les contre-performances du pétrole et du gaz naturel ont pesé sur les résultats, la progression de la production de manganèse a permis d'atténuer le recul de cette activité stratégique pour l'économie nationale.



Les industries extractives ont connu un début d'année contrasté au Gabon. Selon les données de la Direction générale de l'Économie et de la Politique fiscale, la production globale du secteur a diminué de 2,9 % au premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. Cette évolution reste toutefois moins prononcée que celle observée un an auparavant, où le recul atteignait 7,9 %, traduisant une légère amélioration de la résilience du secteur.

Le pétrole demeure le principal facteur expliquant cette contre-performance. La production nationale s'est établie à 2,6 millions de tonnes, en baisse de 4 % sur le trimestre et de 8,7 % sur un an. Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce repli, notamment des opérations de maintenance programmées sur certains sites de production ainsi que des incidents techniques majeurs, dont l'explosion d'un pipeline ayant perturbé les activités.

À l'inverse, la filière manganèse a affiché une évolution positive. La production nationale a progressé de 8,4 %, portée par les bonnes performances des exploitations de Moanda et par la reprise de la production sur le site de Franceville. Cette dynamique a néanmoins été freinée par l'arrêt prolongé des activités sur le gisement d'Okondja, suspendues depuis novembre 2025.

Le gaz naturel commercialisé enregistre, quant à lui, la plus forte baisse du secteur avec une chute de 44,9 % au cours du premier trimestre. Cette diminution résulte de plusieurs interruptions d'exploitation provoquées par des avaries techniques et par un manque d'équipements indispensables à la réalisation des travaux de réparation sur les installations.

Ces résultats illustrent les défis auxquels demeure confronté le secteur extractif gabonais. Si certaines filières, à l'image du manganèse, démontrent leur capacité de résilience, la dépendance aux hydrocarbures continue d'exposer les performances nationales aux aléas techniques et opérationnels. L'amélioration des infrastructures et la sécurisation des installations apparaissent ainsi comme des enjeux majeurs pour soutenir durablement la production.