Ngounié : l’Institut national de la statistique lance la mobilisation autour de l’enquête sur la pauvreté



2026-09-18 14:39:00

À Mouila, l’Institut national de la statistique (INS) met les acteurs locaux à contribution avant le lancement de l’EGEP et de l’EHCVM. Objectif : recueillir des données fiables sur les conditions de vie des ménages et mesurer l’évolution de la pauvreté au Gabon.



Dans la Ngounié, la collecte des données se prépare. À quelques jours du déploiement des enquêteurs sur le terrain, l’Institut national de la statistique (INS) a lancé une campagne de sensibilisation auprès des autorités locales. Une rencontre organisée vendredi dernier à Mouila a réuni chefs de quartier et préfets, appelés à faciliter l’arrivée et le travail des agents dans les quartiers et villages de la province.

Deux opérations statistiques sont au cœur de cette mobilisation : l’Enquête gabonaise d’évaluation et de suivi de la pauvreté (EGEP) et l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM). Cette dernière, menée dans plusieurs pays de la Cémac et de l’Uemoa, doit permettre de mieux documenter les conditions de vie des populations, notamment à travers l’éducation, la santé, les revenus et l’accès aux services essentiels.

Spécifique au Gabon, l’EGEP vise quant à elle à mesurer l’évolution de la pauvreté entre 2017 et 2026. Selon Mme Mengue, chargée de la Communication et de la Sensibilisation à l’INS, le taux de pauvreté s’établissait à 33 % en 2017. L’enjeu de la nouvelle enquête sera donc de déterminer son niveau près d’une décennie plus tard et d’identifier les évolutions enregistrées dans les conditions de vie des ménages.

Pour garantir la réussite de l’opération, l’INS compte sur l’implication des communautés. Le commissaire provincial des chefs de quartier, José Michel Panguere, a ainsi invité les responsables locaux à accompagner les enquêteurs dans leurs missions. Des dépliants seront également distribués afin d’expliquer aux populations l’objectif de l’enquête et de favoriser leur participation.

Conduites par l’INS sous la tutelle du ministère de la Planification, avec l’appui de la Banque mondiale, ces enquêtes doivent fournir des données actualisées pour éclairer les décisions publiques. Au-delà des chiffres, les résultats attendus doivent permettre de mieux cerner les réalités vécues par les ménages et, surtout, d’affiner les politiques de lutte contre la pauvreté au Gabon.