Taxe communautaire d’intégration : les arriérés du Gabon évalués à 6,1 milliards de FCFA



2026-02-19 13:21:00

Le 16 février 2026 à Malabo, en Guinée Equatoriale, Charles Assamba Ongodo, le Vice-Président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale a présenté le rapport général sur le fonctionnement et l’évolution de la Cemac au titre de l’exercice 2025.



Parmi les points abordés figure la situation financière de la Cemac.  « Elle est dominée par la faiblesse persistante du recouvrement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), générant une accumulation d’arriérés évalués à date à 263,5 milliards FCFA et une pression significative sur le fonctionnement des institutions et la mise en œuvre des projets intégrateurs. La TCI, principale source de financement de la Communauté demeure très insuffisamment recouvrée » souligne la Commission de la Cemac.

Dans le détail, les recouvrements attendus par pays au 31 décembre 2025 se présentent comme suit : Cameroun (59,98 milliards de FCFA), République Centrafricaine (61,8 milliards de FCFA), le Congo (52,2 milliards de FCFA), le Tchad (49,1 milliards de FCFA), la Guinée Equatoriale (34,1 milliards de FCFA), le Gabon (6,1 milliards de FCFA). « Seuls deux  Etats (Gabon et Cameroun) ont des contributions au-dessus du minimum égalitaire. Certains États affichent 0 FCFA de contribution en 2025 » précise la Commission de la Cemac.

Sur une TCI attendue en 2025 de 51,9 milliards FCFA, elle souligne que seulement 31,09 milliards FCFA, soit 59,9% de TCI a été recouvrée. Une situation qui plombe les activités de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale. Faute de moyens financiers, elle a  annoncé début  février 2026, la suspension de ses activités en attendant l’amélioration du recouvrement de la TCI.

La TCI en effet a été instituée en 2012 pour financer « le processus d’intégration régionale ». Elle est censée être la principale source de financement du budget de la Cemac. Il s’agit d’un prélèvement de 1% sur la valeur imposable des importations de produits originaires des pays tiers. Chaque État membre est chargé de collecter cette taxe à ses frontières et la reverser à la Commission. Mais « les Trésors publics nationaux ne le font pas systématiquement d’où l’accumulation d’arriérés ».