Éducation nationale : Une passerelle vers l’emploi pour les jeunes du MNVG



2026-09-15 14:24:00

Face à la situation professionnelle des jeunes du Mouvement national des visionnaires du Gabon (MNVG), le gouvernement cherche des solutions qui ne passent pas uniquement par une intégration immédiate à la Fonction publique. Réunis lundi à l’immeuble Arambo, les responsables du secteur éducatif ont notamment évoqué une orientation vers les métiers de l’enseignement et plusieurs fonctions spécialisées de l’Éducation nationale.



À Libreville, la question de l’employabilité des jeunes du MNVG s’installe désormais sur la table des discussions gouvernementales. Le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a rencontré les représentants concernés pour explorer des solutions transitoires en attendant d’éventuelles intégrations définitives dans la Fonction publique. Une approche qui entend s’appuyer d’abord sur les compétences et les qualifications déjà disponibles au sein de ce vivier de demandeurs d’emploi.

Parmi les pistes privilégiées, l’enseignement apparaît comme l’une des options les plus concrètes. Le ministère entend notamment identifier les diplômés titulaires de licences, masters ou doctorats susceptibles de répondre aux besoins dans les disciplines où les établissements scolaires connaissent un déficit d’enseignants. Une manière de rapprocher, au moins temporairement, deux réalités : des jeunes diplômés en quête d’emploi et un système éducatif confronté à des besoins en ressources humaines.

Le gouvernement envisage également des formations courtes vers des métiers moins connus mais devenus stratégiques dans le secteur éducatif. Planification, évaluation, alphabétisation, fonctions techniques et métiers d’appui figurent ainsi parmi les débouchés évoqués par la ministre d’État. Les services compétents ont été chargés de préparer un calendrier de formation adapté aux profils recensés, avec l’objectif de transformer certaines qualifications existantes en compétences directement mobilisables par l’administration éducative.

Reste désormais à passer des annonces aux actes. Camélia Ntoutoume Leclercq a indiqué que les discussions se poursuivront avec les ministères de la Fonction publique et du Budget afin d’évaluer les possibilités d’intégration. Une nouvelle rencontre est annoncée dans deux semaines pour examiner les profils et les listes qui auront été établis. Pour les jeunes concernés, l’enjeu sera alors de savoir si ces passerelles vers l’enseignement et les métiers de l’Éducation nationale peuvent constituer un véritable tremplin professionnel, plutôt qu’une simple solution d’attente.