16 Jours d'Activisme : Un appel mondial pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles
2025-11-27 12:26:00
Chaque année, du 25 novembre au 10 décembre, la campagne internationale des 16 Jours d'activisme contre la violence basée sur le genre mobilise la communauté mondiale pour dénoncer, prévenir et combattre les violences faites aux femmes et aux filles. Ces violences, qu'elles soient physiques, psychologiques, économiques, sexuelles ou numériques, continuent de représenter l'une des violations des droits humains les plus répandues et les moins sanctionnées à travers le monde. Ces abus, qui traversent toutes les classes sociales, toutes les tranches d'âge et tous les milieux, surviennent dans le silence et l'impunité, laissant trop souvent les victimes sans recours.
Les violences basées sur le genre ne sont pas des faits isolés, mais un véritable système de domination. Elles se manifestent à domicile, dans les espaces publics, à l’école, au travail, et, de plus en plus, dans l’espace numérique. Les réseaux sociaux, en particulier, sont devenus un terrain propice au harcèlement, aux menaces, à l’humiliation publique, au chantage et à l’usurpation d’identité. Cette montée de la violence en ligne nécessite des mécanismes de prévention, de protection et de sanction adaptés, pour garantir la sécurité des femmes dans la sphère numérique autant que dans la vie réelle.
Cette année, la campagne mondiale « TOUS UNiS ! » adopte un thème fort : « TOUS UNiS ! Investir pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles ! ». L'objectif est de sensibiliser les citoyens, les incitant à se mobiliser pour un monde sans violence envers les femmes et à partager leurs actions personnelles et collectives. La campagne appelle également les gouvernements à clarifier les investissements réels consacrés à la prévention de la violence fondée sur le genre, car il est prouvé que prévenir coûte toujours moins cher, humainement, socialement et économiquement, que réparer. Mais au-delà des slogans, cette campagne vise à provoquer une prise de conscience durable et collective. Le combat contre les violences basées sur le genre est une responsabilité partagée : institutions, leaders communautaires, familles, écoles, médias et citoyens doivent se mobiliser, car tant qu'une seule femme vivra dans la peur ou la violence, notre société n'aura pas le droit d'ignorer la lutte.