80 milliards : le montant restant pour récupérer Pozzo di Borgo



2025-11-07 13:49:00

L’hôtel particulier Pozzo di Borgo, sis au 51 rue de l’Université, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, un prestige de la diplomatie gabonaise en plein embargo.



Il a été acquis par l’État  Gabonais  en 2010, sous la présidence de Ali Bongo Ondimba. Prix du bien  à l’époque près de 100 millions d’euros. 

Selon Africa Intelligence, l’Etat gabonais doit régler 120,4 millions d’euros sous trois mois faute de quoi le bien fera l’objet d’une saisie . Sa perte pourrait constituer un renversement et une défaite juridique majeure .

Le protocole d’accord signé le 26 janvier 2024 entre l’État du Gabon et Santullo-Sericom visait à régler un gros contentieux issu de contrats passés entre le Gabon et le groupe Santullo/Séricom. L’objet essentiel : la reconnaissance par l’État du versement d’une somme de 90 millions d’euros afin de lever des saisies , notamment sur des biens immobiliers à l’étranger .  Et clore un litige arbitrale et judiciaire. Cet accord est cependant aujourd’hui contesté par le Gabon qui en remet en cause la validité, et ce malgré l’avancement de procédures de saisie immobilière à l’encontre de l’État. Le dossier reste donc très sensible juridiquement et politiquement.

Cet hôtel particulier est devenu un symbole du patrimoine diplomatique et immobilier de l’État gabonais à l’étranger. Il illustre les questions de transparence, de gestion des actifs de l’État à l’étranger, de valeur de patrimoine . Il serait un atout à terme pour la république gabonaise, si son retour ce fait. Il incarnera à la fois une ressource potentielle pour le pays et un défi de patrimoine, juridique et financier a gérer .