Affaire Eboloko : un collectif féministe porte plainte.



2025-11-07 13:51:00

La violence faite aux femmes est un phénomène universel, grave et multiforme, qui constitue une violation des droits humains fondamentaux. Une information oubliée par l’artiste Eboloko qui a malencontreusement mis en scène des affirmations mensongères de violences subies par sa compagne. Résultat il écopera d’une plainte émise par le collectif des féministes du Gabon.



La toile gabonaise a été surprise un matin par un poste Facebook provenant de la compagne de ce dernier. Frédalie Merkelle alias Cuisinor sur les réseaux. Elle a surgit avec des mots qui illustrait la violence dont elle était victime de la part de l’artiste. Un sentiment d’indignation a envahi les internautes et une vague de soutien est allé à l’endroit de la jeune femme. Malheureusement , des jours plus tard, ce poste c’est révélé comme un moyen de retenir l’attention et communiquer sur la sortie d’un clip musical. Un façon de minimiser les violences vécue par ses nombreuses femmes au Gabon et partout ailleurs. A la suite de cette mascarade l’indignation du collectif des Féministes du Gabon s’est faite sentir par un communiqué officiel qui pointait du doigt la stratégie de communication de l’artiste. Une violation flagrante de l’article 23 de la loi n 006/2021 du 06 septembre 2021 , portant élimination des violences faites aux femmes. 


Une démarche noble provenant du collectif quand on constate les conséquences de ses violences. Notamment , sur le plan physique, psychologique, social, économique et institutionnel. Entraînant un effet sur la cohésion, la justice et les valeurs d’une société tout entière. Le reflet d’un déséquilibre social profondément ancré. 

Le sujet ne devrait donc pas être mis en scène à des fins de plaisanterie .  Combattre ce phénomène c’est construire une communauté plus juste, plus solidaire et plus humaine. Mettre fin à la violence contre les femmes, c’est restaurer la dignité, la santé et la justice dans toute la société.