Assala Energy : un an après la nationalisation, l’État gabonais signe une prouesse pétrolière de 57 068 barils par jour



2025-12-09 10:39:00

Un an après le rachat d’Assala Energy par l’État gabonais, via la Gabon Oil Company (GOC), les résultats parlent d’eux-mêmes : la société vient d’atteindre une production opérée de 57 068 barils par jour, un niveau jamais enregistré depuis son installation au Gabon. Cette performance, réalisée le 8 novembre 2025, confirme la pertinence stratégique d’une nationalisation longtemps scrutée et parfois critiquée.



Une montée en puissance qui valide la décision politique

Avec une progression de 26,6 % par rapport aux volumes antérieurs, l’État gabonais démontre qu’il peut non seulement reprendre des actifs matures, mais surtout les valoriser.
Cette montée en puissance est la première performance majeure depuis le départ du fonds Carlyle et la reprise intégrale des opérations par la GOC en juin 2024.
Elle dissipe définitivement les doutes initiaux : oui, un opérateur national peut maintenir, et même surpasser, les standards d’efficacité imposés par les géants du secteur.

Un succès bâti sur une stratégie publique rigoureuse

Cette performance n’est pas un coup de chance, mais le fruit d’une stratégie méthodique menée par l’État. Trois leviers principaux expliquent cette dynamique :

  • Modernisation et remise à niveau des infrastructures : un investissement massif pour fiabiliser les installations vieillissantes.

  • Optimisation de la géologie des réservoirs : une meilleure lecture du sous-sol pour exploiter plus intelligemment les ressources.

  • Campagne de “workover” intensif : des interventions techniques ciblées pour contrer le déclin naturel des champs.

Avec ces actions, le gouvernement confirme sa volonté de redonner de la valeur aux actifs stratégiques du pays, en plaçant la GOC au cœur de la souveraineté énergétique nationale.

2026 : l’ambition d’aller encore plus loin

Fort de cette réussite, Assala Energy, désormais pleinement intégrée dans l’écosystème public, vise déjà de nouveaux paliers de croissance pour 2026.
L’objectif : faire du secteur pétrolier un moteur mieux structuré, plus rentable et davantage maîtrisé par l’État.

En un an, la nationalisation a cessé d’être un pari. Elle est devenue une démonstration de capacité et de souveraineté économique, portée par une vision assumée du gouvernement gabonais.