Banques de la Cemac : l’encours des créances en souffrance s’élève à 2 024 milliards de FCFA en 2024
2025-12-04 10:36:00
La Commission bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) a publié il y a quelques jours son rapport annuel 2024.
Dans son propos contenu dans le
document, Yvon Sana Bangui, Président de la Cobac, souligne en guise de bilan
qu’au cours de l’année écoulée, le total agrégé des actifs bancaires a avoisiné
les 25 000 milliards de FCFA, tandis que les établissements de microfinance
disposaient de 2 061 milliards de FCFA d’actifs et que les établissements de
paiement en détenaient un peu plus de 650 milliards de FCFA. « Les
services de paiement ont confirmé leur vitalité avec 3,4 milliards d’opérations
enregistrées en 2024, traduisant l’essor d’un secteur désormais incontournable
et soulignant la nécessité d’un encadrement renforcé en matière d’innovation,
de sécurité et de protection des usagers » souligne le Président de la
Cobac.
Malgré ces avancées, certaines
vulnérabilités subsistent et appellent à une vigilance accrue selon Marcel
Ondele, Secretaire général de la Cobac. Il cite un niveau encore élevé des
créances en souffrance, qui pèse sur la qualité des portefeuilles et limite les
capacités de financement des établissements de crédit et de microfinance. En
effet, l’encours des créances en souffrance dans la
CEMAC s’élève à 2 024 milliards de FCFA, soit une hausse de 144 milliards
de FCFA (+7,7 %) comparativement au niveau atteint un an auparavant. Elles
représentent 16,2 % des crédits bruts, contre 16 % en 2023.
Les créances en souffrance sont
la 3ème catégorie des créances détenues par les banques et les
EMF dans leurs portefeuilles, après les deux premières catégories que sont les
créances saines et les créances sensibles. Suivant l’article 6 du
règlement COBAC R-2018/01 du 16 Janvier 2018, les créances en souffrance sont
constituées : des créances immobilisées » ; des créances impayées et des
créances douteuses.
« Les créances douteuses
représentent 12,2 % des crédits bruts contre 12,3 % douze mois auparavant.
Elles représentent la part la plus importante des créances en souffrance, avec
75,9 % du total de cet agrégat, contre 76,9 % un an plus tôt. Elles s’établissent
à 1 536 milliards de FCFA, contre 1 445 milliards de FCFA l’année précédente à
la même date, soit une progression de 91 milliards de FCFA (+6,3 %) »
souligne la Cobac.