Blanchiment des capitaux : Le Cameroun maintenu sous surveillance renforcée par le GAFI



2026-11-04 12:10:00

Giles Thomson, Président du Groupe d’action financière (Gafi), depuis juillet 2026, a présidé sa première réunion plénière du Gafi du 28 au 30 octobre 2026 à Paris, en France. Au cours de la rencontre, les délégations du Réseau mondial du GAFI, qui compte plus de 200 juridictions et observateurs ont convenu des actions à mener à l’échelle mondiale pour faire face à l’évolution des menaces liées à la criminalité financière, notamment celles, croissantes, liées aux actifs virtuels, à la fraude et aux centres d’escroquerie.



Aussi, le GAFI a décidé de retirer la Bulgarie, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et Monaco de sa liste des juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée, à la suite de visites sur place concluantes. L’on espérait une bonne nouvelle pour le Cameroun. Que non. Le pays a été maintenu sous surveillance renforcée. « Le GAFI note que le Cameroun a continué à progresser dans la mise en œuvre de son plan d’action, toutefois, tous les délais sont désormais expirés. Le GAFI encourage le Cameroun à poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action afin de remédier dès que possible aux défaillances stratégiques » souligne le GAFI.

Pour sortir de la liste grise, le GAFI souligne que le Cameroun doit renforcer la supervision fondée sur les risques des banques, en mettant en œuvre une supervision efficace fondée sur les risques pour les institutions financières non bancaires et les entreprises et professions non financières (EPNFD).  Le pays doit aussi mener des actions de sensibilisation appropriées auprès des institutions financières et les EPNFD à haut risque.

Le Cameroun doit aussi mettre en œuvre des politiques et des procédures de saisie et de confiscation des produits et des instruments du crime, ainsi que de gestion des avoirs gelés, saisis et confisqués, démontrer une mise en œuvre effective des régimes de sanctions financières ciblées en matière de FT et de FP, et appliquer une approche fondée sur les risques aux OBNL sans perturber leurs activités légitimes.