Bloc pétrolier Ngulu: Un an après le contrat avec le Gabon, Record Resources envisage de céder ses 20 %.



2026-11-04 11:22:00

Plus d'un an après avoir conclu un contrat de partage de production avec l'État gabonais pour l'exploration du bloc offshore Ngulu, la société canadienne Record Resources envisage plusieurs options stratégiques, dont la cession de sa participation de 20 %. Une opération qui pourrait rebattre les cartes autour de ce permis pétrolier.



La société canadienne Record Resources envisage de réorganiser son portefeuille d'actifs afin de mieux valoriser ses investissements. Dans un communiqué publié le 2 novembre 2026, la junior pétrolière a annoncé avoir mandaté Research Capital Corporation comme conseiller financier exclusif pour examiner différentes options stratégiques. Cette décision intervient après avoir reçu des manifestations d'intérêt non sollicitées de plusieurs investisseurs. La direction estime notamment que le cours actuel de ses actions ne reflète pas pleinement la valeur de ses actifs. Parmi les possibilités étudiées figure la cession de sa participation dans le bloc offshore Ngulu, situé au large des côtes gabonaises.

Pour rappel, Record Resources avait annoncé, le 8 septembre 2025, la conclusion d'un partenariat stratégique autour de ce permis avec un opérateur expérimenté en Afrique. Dans le cadre de cet accord, la société canadienne détient une participation de 20 %, aux côtés de son partenaire opérateur qui en possède 55 %. Gabon Oil Company (GOC) détient 15 %, tandis que la République gabonaise dispose d'une participation de 10 % portée. Le contrat de partage de production prévoit une première phase de quatre ans, renouvelable pour une durée supplémentaire de quatre ans. Le programme de travail comprend notamment des études géologiques et géophysiques, le retraitement des données sismiques 3D et le forage d'un premier puits.

Au-delà d'une éventuelle cession de ses intérêts dans Ngulu, Record Resources envisage également d'autres opérations, notamment l'acquisition de nouveaux actifs énergétiques internationaux ou la séparation de ses activités liées à l'hydrogène naturel et à l'or. Pour le Gabon, cette réflexion intervient dans un contexte où la valorisation des ressources pétrolières offshore demeure un enjeu important pour attirer les capitaux et développer la production nationale. Il convient toutefois de souligner qu'aucune vente n'a été officiellement conclue à ce stade. Il s'agit d'une démarche exploratoire, dont l'issue dépendra des offres reçues et des arbitrages de la direction de la société.