Catastrophe maritime : un drame évité de justesse au large de Libreville



2025-12-08 10:46:00

Dimanche 7 décembre 2025, l’embarcation Victoria de Logimar 241 a violemment percuté une épave flottante au large du Port Môle de Libreville. Si aucun décès n’est à déplorer, l’incident ravive les souvenirs du naufrage de l’Esther Miracle et met en lumière l’urgence de sécuriser les voies maritimes gabonaises.



La traversée entre Port-Gentil et Libreville a failli tourner au drame ce dimanche 7 décembre. Le ferry Victoria, transportant 312 passagers, a heurté une épave dérivante à proximité du Port Môle de Libreville, plongeant l’équipage et les voyageurs dans une panique généralisée. Cris, bousculades et pleurs ont marqué ces quelques minutes de chaos. Grâce à la réactivité de l’équipage et à l’intervention rapide de la Garde républicaine, le navire a pu accoster sain et sauf, sans perte de vie ni blessure grave. Plusieurs passagers ont cependant été pris en charge psychologiquement à leur arrivée, traumatisés par l’expérience.

Au-delà du soulagement immédiat, cet incident souligne une problématique récurrente : la présence d’épaves et de déchets solides le long de la façade maritime gabonaise. L’origine de cette épave demeure inconnue, et les autorités n’ont pas encore communiqué sur les circonstances exactes de l’accident. Mais le souvenir du naufrage tragique du ferry Esther Miracle en mars 2023, qui avait coûté la vie à 37 personnes, ravive les inquiétudes. Les fonds marins et les rivages gabonais sont souvent jonchés de navires, cargos, pétroliers et autres déchets métalliques abandonnés, mettant en péril la sécurité de la navigation côtière et l’environnement.

L’accident du Victoria relance ainsi un débat crucial sur la nécessité de nettoyer les fonds marins et de renforcer la surveillance des routes stratégiques de navigation. Il s’agit non seulement d’éviter de nouvelles tragédies, mais également de protéger l’économie maritime et la vie des Gabonais qui empruntent quotidiennement ces voies. L’heure est à la prévention : sécuriser le littoral et instituer une politique efficace de gestion des épaves devient une priorité nationale pour éviter que la mer ne devienne un cimetière flottant.