Cemac : Le Gabon parmi les pays qui bloquent les fonds des compagnies aériennes
2025-12-13 12:33:00
Plusieurs pays bloquent les fonds des compagnies aériennes étrangères dans le monde selon un communiqué récemment rendu public par l’Association du transport aérien international (IATA).
Elle signale qu’en octobre 2025, un
total de 1,2 milliard USD de fonds appartenant aux compagnies aériennes était
bloqué par des gouvernements, majoritairement en Afrique et au Moyen Orient et
ne pouvait être rapatrié.
En Afrique Centrale par exemple, six
pays selon l’IATA totalisent 179 millions de dollars (soit près de 100
milliards de FCFA) de fonds bloqués. Il s’agit du Cameroun, de la République
Centrafricaine, du Tchad, du Congo, de la Guinée Equatoriale et du Gabon. Les
montants détenus par chacun de ces pays n’ont pas été dévoilés.
Pour l’IATA, les fonds bloqués en
Afrique Centrale ont légèrement diminué depuis le dernier rapport d’avril 2025
qui faisait état d’une somme de 191 millions de dollars. Cependant, les
compagnies aériennes éprouvent toujours des problèmes de rapatriement malgré le
dépôt de la documentation exigée. Les restrictions incluent des procédures
fastidieuses ou incohérentes en vue d’obtenir la permission de rapatrier, les
retards dans l’obtention des approbations, le manque de devises étrangères ou
d’autres restrictions imposées par des gouvernements ou des banques centrales.
« Nous demandons à la BEAC de
simplifier le processus interne de validation en trois étapes et d’améliorer
les délais de traitement pour éliminer les arriérés » plaide l’IATA. Les
devises bloquées proviennent des ventes
de billets d’avion, du transport de fret et d’autres activités…«
Les compagnies aériennes ont besoin d’accéder à leurs recettes en dollars US
pour maintenir leurs opérations, payer leurs factures et préserver la
connectivité aérienne essentielle. Les gouvernements se sont engagés dans les
ententes bilatérales à permettre le libre rapatriement des fonds. Avec les
faibles marges et les coûts importants libellés en dollars, les compagnies
aériennes ont besoin que les gouvernements respectent cet engagement. Il est
aussi dans l’intérêt de ces gouvernements de favoriser le catalyseur économique
que les compagnies aériennes procurent en reliant les économies à l’échelle mondiale.
C’est pourquoi nous pressons les gouvernements de faciliter le rapatriement des
fonds des compagnies aériennes et d’en faire une priorité dans les allocations
de devises, même quand ces dernières sont peu abondantes » a déclaré Willie
Walsh, directeur général de l'IATA.