Départ de Henri-Claude Oyima : une clarification plus qu’une rupture



2026-01-08 11:33:00

Après moins d’un an au sein de l’exécutif, Henri-Claude Oyima a quitté le gouvernement à la faveur du remaniement du 1er janvier 2026. Un départ volontaire, mûrement réfléchi, qui s’explique davantage par des contraintes structurelles que par un désaveu politique.



La passation de charges du 5 janvier 2026 entre Henri-Claude Oyima et son successeur, Thierry Minko, s’est déroulée dans une atmosphère sobre et solennelle. Face aux autorités politiques et administratives, l’ancien ministre d’État chargé de l’Économie a assumé un bilan marqué par des réformes structurantes et parfois dérangeantes.

« Certaines réformes ont bousculé des habitudes, des rentes, parfois des intérêts installés », a-t-il reconnu, revendiquant une ligne de gouvernance fondée sur la rigueur utile plutôt que sur une austérité aveugle. Selon lui, les décisions prises visaient avant tout à restaurer les fondamentaux économiques et à préparer une économie plus souveraine et plus productive.

Sur le fond, Oyima a mis en avant plusieurs avancées notables enregistrées en 2025 : un cadrage macroéconomique fiabilisé, une discipline budgétaire renforcée, une mobilisation accrue des recettes domestiques et un investissement public porté à près de 15 % du PIB, orienté vers les secteurs structurants comme l’énergie, l’eau et les infrastructures.

Son départ du gouvernement ne s’apparente ni à une éviction ni à un échec politique. Selon plusieurs sources concordantes, il résulte d’un choix personnel, rendu nécessaire par la difficulté croissante de concilier des responsabilités gouvernementales de premier plan avec la direction du groupe BGFIBank, confronté à des enjeux stratégiques majeurs et à des défis de gouvernance.

En se retirant de l’exécutif, Henri-Claude Oyima a ainsi opté pour une clarification saluée par de nombreux observateurs, dans un contexte où les exigences de transparence sont particulièrement élevées. Sans rompre avec l’État, il a réaffirmé sa disponibilité : « Je demeure au service de mon pays », rappelant que les réformes engagées sont des trajectoires appelées à être poursuivies avec cohérence et courage politique.