Espaces sportifs dégradés : quand l’inaction met en péril les investissements publics
2025-11-21 08:51:00
Construites pour offrir des espaces de loisirs aux jeunes, plusieurs aires sportives de Libreville et sa périphérie se retrouvent aujourd’hui dégradées, vandalisées ou fermées. Une négligence qui interroge sur la responsabilité des autorités et menace la vision présidentielle.
Inaugurées avec enthousiasme il y a quelques mois, les aires sportives de
Libreville, Ntoum et Akanda se dégradent à une vitesse inquiétante. Entre
grillages arrachés, herbes envahissantes, poteaux cassés et absence totale
d’entretien, ces espaces pourtant financés à grands frais semblent livrés à
eux-mêmes.
À Bikélé, l’aire sportive autrefois moderne est aujourd’hui méconnaissable.
Les jeunes qui s’y rassemblaient ne trouvent plus qu’un terrain abîmé,
silencieux et abandonné. Même situation au PK7, où les installations tiennent
encore debout mais sont englouties par la végétation.
À Nzeng-Ayong, l’aire de jeux n’a presque jamais été ouverte au public. Une
inauguration symbolique… puis plus rien. Un investissement immobilisé,
inutilisé, laissant les populations perplexes et frustrées.
Cette situation pose la question centrale de la responsabilité :
municipalité, ministère des Sports, ou autre entité ? Le flou persiste, tandis
que les installations continuent de se dégrader. Les habitants dénoncent un
gaspillage, un manque de suivi, et une absence de gardiennage qui accélère le
vandalisme.
Au-delà des équipements, c’est un rêve qui s’effondre : celui d’une jeunesse
active, autonome, protégée de l’oisiveté et de la délinquance. L’appel des
citoyens est clair : remettre en état, entretenir, surveiller. Car chaque aire
sportive abandonnée est une opportunité perdue.