Justice : le Barreau reçu par le nouveau ministre



2026-01-16 10:52:00

l’occasion d’une audience tenue le 14 janvier 2026 à Libreville, le bâtonnier du Barreau du Gabon et les membres du Conseil de l’Ordre ont échangé avec le nouveau ministre de la Justice, Augustin Emane.



Une rencontre placée sous le signe du dialogue, au cours de laquelle les droits humains et le fonctionnement de la chaîne pénale ont été au cœur des discussions. 

Le bâtonnier du Barreau du Gabon, accompagné des membres du Conseil de l’Ordre récemment élus, a été reçu ce mercredi 14 janvier 2026 par le nouveau ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane. Cette première audience officielle marque une étape importante dans la volonté affichée des deux institutions de renforcer leur collaboration.

Placée sous le signe de l’ouverture et du dialogue, cette rencontre visait avant tout une prise de contact institutionnelle, mais également l’identification de priorités communes dans l’amélioration du système judiciaire gabonais. Les échanges ont ainsi porté sur plusieurs préoccupations majeures, jugées urgentes par le Barreau.

Au premier rang figure la question des droits humains, notamment les conditions de traitement des citoyens en garde à vue. Le Barreau a attiré l’attention du ministre sur les pratiques observées dans certains services, appelant à une application rigoureuse des textes en vigueur afin de garantir les libertés fondamentales et la dignité des personnes mises en cause.

Autre point central des discussions : la problématique de la détention préventive. Les avocats ont dénoncé les dépassements récurrents des délais légaux, entraînant des détentions prolongées sans jugement. À cela s’ajoute l’augmentation significative du nombre de mandats de dépôt, symptôme, selon le Barreau, de dysfonctionnements structurels au sein de la chaîne pénale.

Face à ces constats, le ministre de la Justice a exprimé sa volonté d’instaurer une collaboration étroite avec le Barreau afin de trouver des solutions durables. Il a souligné l’importance du rôle des avocats dans la consolidation de l’État de droit et la protection des droits humains.

Cette rencontre pourrait ainsi ouvrir la voie à des concertations régulières entre la Chancellerie et le Barreau, dans l’objectif d’améliorer l’efficacité de la justice et de restaurer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.