Libreville : abandonné durant près de quatre jours, un nourrisson de 15 mois sauvé in extremis à La Sorbonne
2026-01-09 10:24:00
Un nourrisson âgé d’un an et trois mois a été retrouvé jeudi 8 janvier 2026, extrêmement affaibli, après avoir été abandonné seul pendant près de quatre jours dans une habitation du quartier La Sorbonne, dans le troisième arrondissement de Libreville. Privé de nourriture et d’eau, l’enfant a été sauvé grâce à la vigilance des riverains, alertés par ses pleurs incessants.
Selon plusieurs témoignages concordants, le nourrisson aurait été laissé seul au domicile familial depuis plusieurs jours. Ce sont ses cris répétés qui ont fini par attirer l’attention des voisins, lesquels ont immédiatement alerté le chef du quartier. D’après ces mêmes sources, la mère de l’enfant était absente du domicile sans qu’aucune personne ne soit chargée de veiller sur lui.
Informé de la situation, le troisième maire adjoint de Libreville, Boris Mba Ndong, s’est rendu sur les lieux le jour même, accompagné des services sociaux et des forces de l’ordre. Sur place, l’autorité municipale a exprimé sa vive indignation face à ce qu’elle qualifie de cas manifeste de maltraitance infantile, tout en saluant le sens civique des habitants dont l’intervention a permis de sauver l’enfant.
« Nous sommes tous des parents ici. Personne ne peut accepter qu’un enfant traverse une telle situation. Nous n’allons pas abandonner cet enfant », a déclaré le maire adjoint, réaffirmant l’engagement des autorités locales à assurer la protection et la prise en charge du nourrisson.
Par mesure de précaution, l’enfant a été immédiatement transféré dans une structure hospitalière afin de subir un examen médical complet. Son état de santé faisait l’objet d’une évaluation approfondie au moment des faits.
Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer les responsabilités et les circonstances exactes de cet abandon. Les parents du nourrisson devront répondre de leurs actes devant les autorités compétentes.
Cette affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux à travers une vidéo devenue virale, relance le débat sur la démission parentale, la protection de l’enfance et la responsabilité des familles en République gabonaise.