Louis, le carrefour du plaisir absolu : Quand la prostitution défie l’État au cœur de Libreville
2025-10-08 10:12:00
Au quartier Louis, dans le 1er arrondissement de Libreville, le « carrefour bangala », tristement rebaptisé « carrefour du sexe », est devenu le symbole d’un laxisme inquiétant. Entre prostitution à ciel ouvert et silence des autorités, ce lieu interroge la volonté de l’État à faire respecter la loi et à préserver la moralité publique dans le nouveau Gabon.
À deux pas des établissements Saint-Christophe et Quaben, le « carrefour bangala » du quartier Louis concentre toutes les dérives. Dans cette zone réputée pour sa vie nocturne, la prostitution se pratique désormais à visage découvert, en plein jour, sans crainte d’une quelconque répression. Une situation d’autant plus choquante que le Gabon interdit formellement la prostitution. Pourtant, les forces de l’ordre semblent détourner le regard, laissant prospérer un véritable marché du sexe à ciel ouvert, à quelques mètres seulement d’enfants et d’adolescents.
Ce laisser-faire contraste violemment avec les ambitions morales et sociales de la 5ᵉ République, prônées par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Alors que le pays s’est récemment illustré par le démantèlement d’un réseau de proxénétisme opérant via WhatsApp, l’opinion publique s’interroge : pourquoi ce même zèle ne s’applique-t-il pas au carrefour du sexe ? Les habitants du quartier Louis, excédés, dénoncent l’inaction des autorités et réclament des mesures fermes pour rétablir l’ordre et protéger la jeunesse exposée à ce spectacle dégradant.
Au-delà du scandale moral, c’est la crédibilité même de l’État qui est en jeu. Comment prétendre incarner un renouveau éthique si des foyers d’illégalité prospèrent impunément en plein centre-ville ? La tolérance actuelle alimente le sentiment d’impunité et sape la confiance des citoyens envers les institutions chargées de faire respecter la loi.
Le nouveau Gabon ne peut se permettre une telle complaisance. Une action rapide et exemplaire contre ce foyer de dépravation serait un signal fort : celui d’un État décidé à restaurer la dignité publique et à protéger la jeunesse gabonaise. L’heure n’est plus à la résignation, mais à l’action. Le temps du laxisme doit céder la place à la rigueur d’un État de droit fidèle à ses valeurs et à ses promesses de renouveau.